Les changements climatiques ont un impact sur la production de sirop d'érable

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Les producteurs de sirop du Canada et des États-Unis ont remarqué que la quantité et la qualité de leur sirop étaient influencées par le climat.

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La Presse Canadienne
Montréal

Une équipe de chercheurs nord-américains, dont un scientifique de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), se penche depuis près de trois ans sur l'impact des changements climatiques sur la production de sirop d'érable et sur sa qualité.

L'étude a été inspirée par des producteurs de sirop du Canada et des États-Unis qui ont remarqué que la quantité et la qualité de leur sirop étaient influencées par le climat.

Ils auraient notamment noté un recul de la production de sirop de couleur claire, considéré plutôt «haut de gamme», et une hausse du sirop foncé ou ambré, considéré comme de moins bonne qualité. Le sirop moins foncé est plus prisé des consommateurs et génère donc des revenus plus importants.

De plus, les producteurs acéricoles disent entailler leurs érables de plus en plus tôt dans la saison, certains aux États-Unis procédant en décembre ou janvier, selon les responsables de l'étude.

La saveur du sirop serait influencée par la teneur de la sève en métabolites secondaires, que l'arbre utilise pour se défendre contre des stress environnementaux comme les insectes ou la météo extrême. Le lien entre ces différents facteurs demeure toutefois mal compris.

Selon Boris Dufour, de l'UQAC, le climat peut avoir des effets sur la production de sirop d'érable, notamment en ce qui concerne la santé des arbres, le moment et la durée de la saison, et la quantité et la qualité de la sève.

M. Dufour soulève que les impacts diffèrent d'une région à l'autre du Québec et que le Saguenay semble avoir connu de bonnes productions lors des années plus chaudes. Il souligne toutefois que «oui, il semble qu'on a connu des saisons où il a fait vraiment chaud, puis cela a créé des productions moins importantes».

Inquiets de la santé des arbres

Les acériculteurs seraient particulièrement inquiets de la santé de leurs arbres, qui seraient notamment menacés par les pluies acides et les insectes nuisibles.

La sève coulerait aujourd'hui deux semaines plus tôt qu'il y a cent ans. L'apparition hâtive des bourgeons, qui donne au sirop un goût déplaisant, pourrait également écourter la saison.

L'étude, à laquelle plus de 100 producteurs ont participé, teste des échantillons de sève récoltés de février à avril et provenant d'érables de la Virginie au Québec, puis de l'Indiana à la Nouvelle-Angleterre.




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