McDonald's, une «partie de l'ADN» des Auger

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(Québec) «McDonald's, ça fait partie de notre ADN!»

Les femmes d'affaires Martïne Auger et ses deux soeurs, Natalie et Isabel, ont grandi dans les restaurants de la célèbre chaîne américaine, sans toutefois penser poursuivre dans le domaine de la restauration.   

À 4 ans, Martïne marchait déjà dans les traces de son père, Jacques Auger, en l'accompagnant à son boulot. Son paternel a d'ailleurs été le premier à ouvrir une succursale dans la grande région métropolitaine de Québec, soit à Lévis, le 7 juillet 1977. Aujourd'hui, la famille détient 17 des 44 restaurants de la grande région.

Très jeune, Martïne apprend l'anglais. L'été, ses parents l'envoient dans un camp d'immersion anglaise au sud de la frontière, plus précisément au Vermont. C'est d'ailleurs lors de l'un de ses voyages que la famille développe une passion pour la chaîne américaine. 

Notaire de profession, M. Auger, qui possédait déjà une certaine expérience en affaires, avait notamment été propriétaire de cinémas, et était alors à la recherche d'un nouveau défi, raconte Martïne. «On sortait chez McDonald's comme récompense après notre camp. Chaque semaine, il arrêtait dans une succursale pour évaluer le commerce», poursuit-elle. 

Quelques mois plus tard, le concept de restauration rapide débarquait dans la Capitale-Nationale.   

Tout en poursuivant leurs études, les filles oeuvraient à différentes tâches au sein de la compagnie, notamment dans les cuisines et au service à la clientèle. Elles ont toutefois d'autres ambitions. Martïne étudie en relations publiques; ses soeurs, en administration et en hôtellerie. Toutefois, comme le proverbe le dit, la pomme ne tombe jamais bien loin de l'arbre.   

«J'étais plus le pigeon voyageur de la famille, j'ai été la dernière à embarquer dans l'aventure», confie Martïne, qui a travaillé à New York chez Macy's en relations publiques avant de devenir sa propre patronne. Début trentaine, elle revient dans la région pour prendre le flambeau.

Tout comme pour ses soeurs, elle doit suivre une formation avec un franchisé et faire un séjour à l'Université du hamburger, à Oak Brook, près de Chicago.

«On est tous venus travailler par goût et non par obligation. Même si j'ai grandi chez McDonald's, j'ai dû réapprendre toutes les étapes. J'ai fait tous les postes de gestion. J'ai appris à faire des frites et à maîtriser le gril», raconte celle qui détient cinq franchises, notamment le comptoir dans le centre commercial Laurier Québec.

Déjeuner en tout temps

C'est d'ailleurs à cet endroit que le géant américain a lancé mardi pour la région son service de déjeuner pour toute la journée. Le nouveau menu est offert dans 1111 restaurants à travers le Canada. Il s'agit d'un autre important virage pour la multinationale, qui a entamé en 2010 une vague de transformation. Dernièrement, elle a notamment ajouté dans ses succursales des bornes de commande et la possibilité de personnaliser ses hamburgers. Afin de moderniser ses installations, chaque restaurant de la chaîne à travers le Canada a investi plusieurs centaines de milliers de dollars depuis six ans.

«Lorsque l'offensive des déjeuners toute la journée a été lancée aux États-Unis, il y a un an, nous avions eu 10 000 tweets nous demandant un moment pour le côté canadien», affirme Carl Pichette, directeur senior du marketing, région de l'est du Canada, McDonald's. «Le déjeuner est un segment de catégorie qui a connu une forte croissance au cours des dernières années», poursuit-il.

À terme, le plan de restructuration de la société, laquelle doit être complétée d'ici la fin de l'année, prévoyait l'embauche de 15 000 nouveaux travailleurs. Cela permettra à la compagnie de franchir le cap des 100 000 employés au Canada.

Le film Le fondateur

Questionné sur l'impact du film Le fondateur, qui décrit l'histoire de Raymond «Ray» Kroc et des frères Richard et Maurice McDonald, M. Pichette ne cache pas que cela fait jaser. «On en entend beaucoup parler, ce qui n'est pas une mauvaise chose pour nous. C'est l'impact qu'on voit le plus», se contente-t-il de dire.   

Pour la longue histoire d'amour entre McDonald's et la famille Auger, elle devrait se poursuivre pour une troisième génération. Le neveu de Martïne suit actuellement des cours pour devenir propriétaire.




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