Les éleveurs de porc rêvent d'un avenir plus rose

Les 3200 producteurs du Québec vendent 7 millions... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Les 3200 producteurs du Québec vendent 7 millions de porcs environ par an, dont 70 % vont à l'étranger.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Près d'un éleveur de porc sur deux est inquiet pour son avenir, estime le président de la fédération Les Éleveurs de porcs du Québec.

«On est des entrepreneurs. Nous avons une capacité d'investir. Les entreprises sont dans une situation financière correcte, mais sont inquiètes d'aller plus loin dans la production», note lors d'un entretien téléphonique David Boissonneault, producteur de porc à Lyster et président de la fédération.

Selon un sondage mené par la fédération, présenté à l'occasion du Forum stratégique sur l'avenir de la production porcine qui a eu lieu dans la capitale, jeudi, «30 % des répondants se disent assez ou très inquiets pour l'avenir de la production porcine au Québec, une proportion qui grimpe à 54 % chez les éleveurs indépendants».

M. Boissonneault rappelle qu'avant 2014, plusieurs éleveurs de porc avaient peine à joindre les deux bouts. D'ailleurs, certains ont fait faillite.

«2014 a été une bonne année, et 2015 et 2016 ont été des années ordinaires», dit-il, affirmant du même coup que les périodes sombres avant 2014, en raison entre autres des virus, de la parité entre le huard et le dollar américain et des hausses du prix du maïs, ont laissé des traces.

«On a beaucoup de retard au niveau des investissements dans les bâtiments. On a du travail à faire. En même temps, on a le défi de mettre nos établissements conformes aux nouvelles exigences pour le bien-être animal», poursuit le président.

Pour l'heure, les 3200 producteurs du Québec vendent 7 millions de porcs environ par an, dont 70 % vont à l'étranger. Le marché génère 2,55 milliards $ en retombées au Québec. À travers la province, la filière porcine emploie 26 500 personnes.

Respirer un peu mieux

Afin d'assurer la pérennité du secteur, la fédération demande au gouvernement de lui faire «une passe sur la palette». Selon le sondage dévoilé par la fédération, les deux tiers des éleveurs iraient de l'avant s'il y avait une plus grande certitude face à l'avenir du secteur porcin, 60 % s'ils avaient accès à un programme d'aide à l'investissement et 47 % si les programmes de sécurité des revenus étaient stables et récurrents.

«On veut avoir une stabilité. On veut savoir que les outils de sécurité mis en place sont là pour plusieurs années. C'est important pour les entrepreneurs qui souhaitent investir», demande M. Boissonneault, ajoutant qu'un petit coup de pouce du gouvernement «avec un programme d'investissement dans le secteur» permettrait aux entreprises de respirer un petit peu mieux.

Pour aider les producteurs de porc, la Financière agricole du Québec leur versera prochainement près de 33 millions $. Ce montant représente une compensation de 40,74 $ par truie et 0,0392 $ par kilo de porc vendu. Il s'agit d'une première avance versée pour l'année financière 2016-2017, peut-on lire dans leur communiqué publié en fin de journée, jeudi.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer