Réforme du monde agricole: l'Institut Jean-Garon sur les rails

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Dominique Lamontagne, Alphonse Pittet et Jacques Proulx ont pris part au lancement de l'Institut Jean-Garon, un groupe de réflexion mis sur pied pour offrir aux décideurs des pistes pour sortir le monde agricole québécois du marasme.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Le monde agricole a besoin d'une réforme : les systèmes de gestion de la production par quotas sont contestés, la moitié des terres ne sont pas cultivées, les nouveaux venus peinent à se lancer en affaires face aux grosses exploitations.

Voilà des thèmes qui seront abordés par un nouveau groupe de réflexion québécois dans l'espoir d'offrir aux décideurs des pistes pour sortir du marasme. En gestation depuis un an, l'Institut Jean-Garon, créé en mémoire de l'ancien ministre indépendantiste, a ainsi été mis officiellement sur les rails mercredi.

«L'idée, c'est d'avoir un institut qui reste indépendant de tous les partis politiques, simplement dans l'intérêt des Québécois», explique la femme qui a accompagné M. Garon durant ces longues années de politique, Judith «Judi» Garon. Faire de la recherche, brasser les idées, avant de trancher. Un peu comme son mari le faisait avant de prendre position, dit-elle. 

Quatre grands thèmes de recherche et d'analyse ont été priorisés : la gestion de l'offre; la définition et le rôle de la ferme familiale au Québec; les enjeux de gouvernance dans le monde agricole et la sous-utilisation du territoire agricole.

«Trente-trois pour cent du territoire habité du Québec est zoné agricole, mais à peine 50 % de cette superficie est occupée par une ferme», regrette le président du nouveau think tank, Jean Pronovost, qui a été sous-ministre dans de nombreux ministères et président de la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois. «Pensez à toute la richesse non exploitée qui dort.»

«C'est complètement inadmissible dans un pays comme le Québec», renchérit Jacques Proulx, ex-président de l'Union des producteurs agricoles et de Solidarité rurale.

Mais, nous a balancé l'agriculteur artisan et auteur militant Dominic Lamontagne, les systèmes de contrôle de la production mis en place au Québec l'empêchent de vendre directement aux consommateurs du lait et autres produits fermiers. Il y voit un frein à l'innovation.

Relancer le secteur

Il est temps de se pencher sur le modèle québécois en matière d'agriculture, dont des grands pans ont été mis en place sous la gouverne de Jean Garon il y a près de 40 ans, ajoute Yannick Patelli, éditeur de La Vie agricole et auteur du nouveau bouquin Une crise agricole au Québec - vers la fin des fermes laitières traditionnelles?

M. Patelli prend le secteur laitier «en crise» pour exemple que l'immobilisme est nuisible. 

Il espère que la société civile, les universitaires, l'UPA, les consommateurs participeront aux activités et aux colloques qu'organisera l'Institut afin de dénicher les meilleures façons de faire pour relancer le secteur : «Pour que ça marche l'Institut Jean-Garon, il ne faut pas que ce soit juste un truc de producteurs.»

Le gouvernement libéral a annoncé une contribution de 50 000 $ aux travaux de l'Institut, mercredi.

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