Finie l'acidité dans le jus de canneberge

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La canneberge est reconnue comme un aliment de santé fonctionnel, qui prévient les infections urinaires, et bien plus.

La Presse, Bernard Brault

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(Québec) Le jus de canneberge pourrait bientôt ne plus vous faire grimacer grâce au travail d'une équipe de chercheurs de l'Université Laval (UL), qui a réussi à extraire la molécule qui le rend acide.

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L'équipe du Dr Laurent Bazinet a réussi à extraire du jus de canneberge la mollécule qui le rendait acide avec une technique unique au monde qui a très peu d'impacts sur l'environnement.

Tirée d'une vidéo Le Soleil

Cette avancée est l'une des nombreuses découvertes du professeur Laurent Bazinet, ingénieur en agriculture, qui dirigera la nouvelle chaire de recherche sur lignes de production bioalimentaires, lancée à l'UL jeudi. «On a développé une expertise ici qui est unique au monde. On utilise des procédés qui ont très peu d'impacts sur l'environnement pour aller chercher des molécules et valoriser des sous-produits», explique M. Bazinet. 

Son équipe utilise par exemple l'électricité pour extraire les molécules acides du jus de canneberge. Ce qui donne un jus au goût plus doux, que l'on a envie de boire en plus grande quantité. Et un jus qui provoque également moins de ballonnements et de maux de ventre. 

La canneberge est reconnue comme un aliment de santé fonctionnel, qui prévient les infections urinaires, et bien plus. Selon l'Association des producteurs de canneberges du Québec, le petit fruit peut aider à combattre la carie dentaire et est composé d'antioxydants qui peuvent prévenir des maladies cardiovasculaires et cancéreuses. 

Pas de gaspillage

M. Bazinet a aussi comme philosophie de ne rien gaspiller lorsqu'un aliment est, en quelque sorte, décomposé. «Les molécules acides que l'on retire du jus de canneberge sont revalorisées pour être utilisées comme antimicrobiens», explique-t-il. 

Même principe dans ses recherches sur le saumon. M. Bazinet et son équipe ont gratté les déchets d'un saumon (ce qui reste une fois que les filets sont enlevés) et ont utilisé l'hydrolyse pour extraire des molécules anti-diabète. Dans le lait, M. Bazinet a trouvé des molécules contre l'hypertension, d'autres molécules antidiabète dans le lin, etc. 

«Il y a plusieurs procédés que l'on a mis au point que l'on a breveté. Les solutions naturelles de prévention en matière de santé, ce sont vraiment des enjeux internationaux et on espère, avec cette chaire, pouvoir faire avancer encore plus», lance-t-il.

Découvertes partagées

L'Université Laval a déjà prévu des transferts technologiques de ses découvertes au sein d'entreprises québécoises et canadiennes, question de favoriser la mise en marché d'aliments fonctionnels fabriqués au pays. 

La chaire de recherche, mise sur pied en seulement six mois, est financée en partie par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), de même que trois entreprises d'ici: Océan NutraSciences (poissons et de crustacés), Fruit d'Or (canneberge) et Parmalat Canada (lait). Deux entreprises européennes complètent le portrait: Amer-Sil (membranes) et Eurodia Industrie (équipementier), pour un investissement total de plus de 2,1 M$ sur 5 ans.

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