Olymel cherche 160 employés pour son usine de Vallée-Jonction

Une fois les 160 postes comblés, l'usine d'Olymel... (Fournie par Olymel)

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Une fois les 160 postes comblés, l'usine d'Olymel de Vallée-Jonction comptera près de 1200 employés.

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(Québec) Pierre-Yvan Lelièvre et son équipe des ressources humaines de l'usine Olymel à Vallée-Jonction ont de la broue dans le toupet par les temps qui courent. Leur mandat est de trouver 160 nouveaux employés d'ici le mois de février. Et pour y arriver, ils s'attendent à passer au crible les CV de 700 candidats.

«Ces 700 candidats, il faut d'abord les trouver!» confie le directeur des ressources humaines de l'usine beauceronne du géant québécois de la production, de la transformation et de la distribution des viandes de porc et de volaille qui fait travailler 11 000 personnes au Canada, dont 8000 dans la Belle Province.

«Dans un contexte de plein emploi, notamment dans la Beauce et dans la région de Lévis, c'est un très grand défi. Promenez-vous un peu et vous verrez partout, devant les entreprises, des affiches annonçant des postes à combler. Ça fait maintenant partie du paysage. Ça nous force à être créatifs dans nos façons de faire en matière de recrutement et de fidélisation de nos employés.»

Et pour compliquer les choses, avouons que le boulot dans un établissement de transformation du porc n'a rien d'un gagne-pain un brin pépère dans un bureau.

«C'est incontournable, le travail dans l'industrie agroalimentaire, ça se passe dans le froid. À quatre degrés Celsius. Ou moins», signale Richard Vigneault, le patron des communications corporatives d'Olymel. «Évidemment, ça ne convient pas à tous les individus.»

C'est pourquoi les gros joueurs de la taille d'Olymel dont le chiffre d'affaires annuel est de l'ordre de 3 milliards $ sont réputés pour offrir de bonnes conditions à leurs salariés. Tant au chapitre de la rémunération et des primes qu'à celui des assurances collectives. Les employés profitent même de rabais intéressants à l'achat de produits Olymel, Lafleur et Flamingo, les principales marques de commerce de la filiale de la coop fédérée.

«Un nouvel employé qui ne possède aucune formation commence ici à un salaire de base au taux de 15,49 $ l'heure», mentionne Pierre-Yvan Lelièvre. «Tous les six mois, son salaire augmente de 5 % pour atteindre, un taux de 21,39 $ l'heure au bout de 24 mois.» Les majorations prévues aux conventions collectives s'ajoutent à cette progression dans l'échelle salariale.

«Ce que nous offrons à nos nouveaux employés, ce n'est pas du travail à temps partiel, mais un horaire régulier de 37 heures par semaine. En partant», insiste le directeur des ressources humaines de l'usine de Vallée-Jonction qui comptera près de 1200 employés une fois que le recrutement des 160 nouveaux travailleurs sera complété.

Dix nouveaux employés par semaine

Dès que la direction d'Olymel a annoncé, au début du mois d'octobre, un investissement de 3 millions $ à Vallée-Jonction pour l'installation d'une table de désossage de fesses de porc, Pierre-Yvan Lelièvre et son équipe ont déployé une stratégie dont l'objectif est d'embaucher en moyenne une dizaine de personnes par semaine, principalement des employés de production, d'ici le printemps prochain.

«Nous avons accueilli, la semaine dernière, une dizaine de nouveaux travailleurs et tout près d'une quinzaine cette semaine», informe M. Lelièvre.

Dans une première étape, les efforts des recruteurs d'Olymel ont été concentrés dans la Beauce et la région de Lévis.

Graduellement, son «territoire de chasse» s'est agrandi. La Capitale-Nationale est maintenant dans la mire. Principalement les arrondissements La Cité-Limoilou, Les Rivières, la Haute-Saint-Charles et Beauport où 155 000 avis ont été distribués par l'entreprise de Publisac. «Il y a un bon bassin de travailleurs du secteur de la restauration et d'immigrants à Québec», fait remarquer Pierre-Yvan Lelièvre.

Au cours des trois dernières fins de semaine, Olymel a occupé des locaux au Centre de foires de Québec pour rencontrer des candidats. Cette opération, soit dit en passant, se termine aujourd'hui.

En décembre et en janvier, les recruteurs d'Olymel se feront voir dans des centres commerciaux à Québec et à Lévis.

Pour le moment, Olymel n'envisage pas de voler à l'étranger pour attirer des travailleurs au Québec. «Nous misons plutôt sur les immigrants qui sont déjà installés au Québec», indique Richard Vigneault.

Il n'y a pas qu'à Vallée-Jonction qu'Olymel a ouvert les vannes du recrutement, c'est aussi le cas pour ses usines de Saint-Esprit dans Lanaudière et de Yamachiche. 

Depuis 2015, Olymel a investi 250 millions $ au Québec et prévoit créer 840 nouveaux emplois.

Par ailleurs, l'entreprise multiplie les efforts pour relocaliser la majorité de personnes touchées par l'abolition de 400 postes à l'usine de Saint-Hyacinthe.

À Vallée-Jonction en autobus

Pour séduire les chercheurs d'emploi de Québec, Olymel leur propose de les conduire jusqu'à Vallée-Jonction en autobus. Les 70 kilomètres qui séparent le centre-ville de Québec et l'établissement de transformation de porc du chemin de l'Écore dans la municipalité beauceronne peuvent en décourager plus d'un. Déterminée à trouver tout le personnel dont elle a besoin, Olymel a décidé, l'an dernier, de noliser un autobus pour faire voyager, matin et soir, des employés habitant l'agglomération urbaine de Québec. Les travailleurs - ils sont une quarantaine actuellement - se rendent à l'un des deux points de rassemblement, soit les Galeries de la Canardière ou la Gare d'autocars de Sainte-Foy, et montent dans l'autobus qui les conduira à Vallée-Jonction. À la fin de la journée, le véhicule emprunte le chemin contraire. «Avec la nouvelle vague d'embauches en cours, nous prévoyons mettre un deuxième autobus sur la route très bientôt», signale le directeur des ressources humaines de l'usine d'Olymel à Vallée-Jonction, Pierre-Yvan Lelièvre.

Un programme de référencement payant

«Nos employés sont nos meilleurs ambassadeurs. À ce titre, leur apport est important dans notre défi de trouver de la main-d'oeuvre», exprime le directeur des ressources humaines de l'usine d'Olymel à Vallée-Jonction, Pierre-Yvan Lelièvre. «Notre programme de référencement fonctionne très bien. Beaucoup de CV nous arrivent de cette façon. Nous l'apprécions», indique M. Lelièvre. Entreprise en constante quête de personnel, Olymel ne refuse jamais de considérer une candidature. Les 1100 employés d'Olymel peuvent réaliser une bonne affaire en soumettant le nom d'un ami ou d'un parent à leur patron. «Trois mois après la fin de la période de probation du nouveau travailleur, nous accordons une récompense de 250 $ à l'employé qui nous a soumis la candidature. Un autre 250 $ s'ajoute si le nouveau venu est encore avec nous un an plus tard. En plus, tous les trois mois, nous attribuons une somme de 250 $ parmi tous ceux qui nous ont présenté des candidats.»

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