Viandex croque Boucherie Huot

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Pierre Gagné et Pierre-Benoît Lessard, respectivement président et vice-président finance et administration de Viandex

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) À coups d'acquisitions, les géants américains de la distribution alimentaire Gordon Food Service (GFS) et Sysco, entre autres, ont envahi la Belle Province. Trop souvent en supprimant des emplois. Tels d'irréductibles Gaulois, les dirigeants de Viandex ont choisi de défendre jalousement leur territoire et même de prendre de l'expansion sous le nez des multinationales.

Le distributeur de viandes, de poissons, de fruits de mer, de fruits et de légumes de Québec vient de faire l'acquisition de Boucherie Huot de Lévis.

«Grâce à cette acquisition, nous devenons le leader dans la région de Québec dans le secteur de la boucherie commerciale», annonce au Soleil le président de Viandex, Pierre Gagné.

Viandex et Boucherie Huot étaient des compétiteurs directs. Les deux entreprises approvisionnaient la majorité des restaurants et des commerces de détail de la grande région de Québec. Le boeuf de Chez Ashton vient des installations de la Boucherie Huot.

Pierre Gagné affirme que les négociations avec Bernard Huot - qui dirige l'entreprise familiale depuis une cinquantaine d'années et qui avait manifesté son désir de tirer sa révérence - se sont déroulées diligemment et sans anicroche. 

«C'est un mariage naturel. Nos deux entreprises ont toujours partagé les mêmes valeurs et mis l'accent sur la qualité des produits et la satisfaction de la clientèle.»

L'acheteur et le vendeur n'ont pas divulgué le montant de la transaction. Pierre Gagné parle d'une affaire de «quelques millions de dollars».

Les 25 employés de la Boucherie Huot conserveront leur gagne-pain et feront dorénavant équipe avec leurs 125 nouveaux collègues de Viandex.

Cette dernière entend évidemment profiter des synergies entre les deux entreprises oeuvrant à la fois dans les secteurs de la transformation et de la distribution.

Toutefois, il n'est pas question, du moins pour le moment, de réunir tout ce beau monde dans les installations de Viandex rue Joly à Québec. La Boucherie Huot continuera donc d'avoir pignon sur rue à Lévis sur la route Marie-Victorin.

L'entreprise a faim

En faisant l'acquisition de la Boucherie Huot et de son usine de transformation de 15 000 pieds carrés, Viandex triple, d'un seul coup, sa capacité de production qui atteindra 45 000 kilos de viande par semaine.

Il y a deux ans, Viandex s'était fixé un objectif de croissance ambitieux d'ici 2020 : faire grimper son chiffre d'affaires à 100 millions $.

«Nous sommes partis de 40 millions $, et tout laisse croire que notre chiffre d'affaires affichera tout près de 80 millions $ à la fin de 2016. Nous sommes clairement en avance sur notre plan de match», signale Pierre-Benoît Lessard, le vice-président finance et administration de Viandex.

L'objectif de 100 millions $ ne pourra être atteint exclusivement par la croissance organique de l'entreprise, et ce, même à un rythme intéressant de 5 % à 8 % par année. 

L'opération passe inévitablement par des acquisitions. 

Comme celle de la Boucherie Huot. 

Comme celle réalisée, l'année dernière, dans la région de Sorel par laquelle Viandex s'est donné les moyens d'accélérer sa percée dans l'ouest de la province en y installant un entrepôt et un centre de distribution et en y envoyant une équipe de vendeurs.

«Nous voulons résister à l'envahissement des géants américains», martèle Pierre Gagné.

«Pour y arriver, il faut accroître nos volumes de vente et intensifier notre présence partout au Québec. Lorsque tu fais affaire avec une chaîne d'alimentation, tu dois être en mesure de livrer dans tous ses supermarchés sur le territoire.»

Plus la capacité de production va augmenter, plus les volumes de ventes vont monter en flèche, et plus Viandex pourra obtenir de bons prix auprès de ses fournisseurs.

«Pour rester compétitif, la croissance est essentielle», renchérit Pierre-Benoît Lessard.

Le Frigo ne fera pas de petits

Viandex, c'est aussi le Grossiste Le Frigo, un concept d'épicerie-entrepôt. Le Frigo a ouvert ses portes au printemps 2015.

Le succès a été instantané auprès des consommateurs à la recherche de fruits, de légumes, de fruits de mer, de poissons et de viande vendus à des prix inférieurs à ceux des grands supermarchés.

Rapidement l'épicerie-entrepôt de la rue Joly a pris de l'expansion. Un agrandissement a été nécessaire.

Pour le moment, la direction de Viandex n'a pas d'autres projets pour Le Frigo dans ses cartons. 

Pas question d'ouvrir des succursales ailleurs dans la région.

«Nous avons mis au monde Le Frigo parce que nous avions des espaces disponibles dans nos locaux et nous voulions offrir un autre choix aux consommateurs que les grandes surfaces. Nous sommes heureux de constater qu'ils ont adopté le concept, mais, pour l'instant, Le Frigo ne fera pas des petits», indique Pierre-Benoit Lessard, le vice-président finance et administration de Viandex.

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