La joie de voir la vie en bleu

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Charlotte Reason, copropriétaire de la Charloise de Lotbinière, et Océane Boily, fille des propriétaires de la bleuetière Palyn, cueillent les premiers bleuets de la saison dans la Chaudière-Appalaches.

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(Québec) Le ciel est bleu, les champs aussi. «C'est beau de voir la vie en bleu. C'est réjouissant», raconte Charlotte Reason, copropriétaire de l'exploitation agricole La Charloise, de Lotbinière, où se tenait la conférence de presse annonçant le début de la saison de la récolte des bleuets.

Comme d'autres producteurs rencontrés sur place, elle souligne les nombreuses possibilités d'utilisation des bleuets, pas seulement pour les tartes ou les poudings ou pour les manger nature.

Les produits

Il y a la confiture, le ketchup, le coulis, le vin, la tartinade de bleuets et chocolat noir sur le pain ou les croissants, le sirop que l'on peut mélanger avec un mousseux ou un moût de pomme. Il y a même à la Charloise des cretons de bleuets.

Jean-Yves Goulet, de Saint-Frédéric, président du Regroupement des bleuetières de Chaudière-Appalaches, parle de beurre au bleuet, de moutarde et de vinaigre de bleuet, de vinaigrette aussi et de toutes les pâtisseries imaginables où l'on peut incorporer des bleuets.

Sur le site du regroupement www.bleuetsdici.com, on pourra trouver des renseignements sur les bleuetières de la région, même des recettes.

Histoires de bleuets

  • La différence
La différence entre les bleuets commerciaux provenant des États-Unis ou d'autres grandes exploitations de l'Ouest canadien et les bleuets locaux n'est pas seulement liée au coût et au goût, mais elle concerne également la qualité du produit. Lorsque les produits commerciaux sont ramassés mécaniquement, bon nombre de fruits ne sont pas mûrs et ne sont pas rejetés au moment du triage. Les bleuets de la région de la Chaudière-Appalaches sont cueillis à la main et très frais, car ils sont livrés le jour même dans les épiceries locales.

  • Le prix
Le prix des bleuets se situera entre 2 $ et 3,50 $ la livre, qu'ils soient ramassés par les consommateurs au moyen de l'autocueillette ou vendus dans les stands des bleuetières ou en épicerie. Les produits certifiés biologiques sont vendus à des prix légèrement supérieurs.

  • Les variétés
Il y a plus de 50 variétés de bleuets. Les producteurs de la Chaudière-Appalaches utilisent une dizaine de variétés, notamment les cultivars corymbe et spartan qui donnent des bleuets géants.

  • Sauvages au Lac-Saint-Jean
La majorité des bleuets du Lac-Saint-Jean proviennent de bleuetières sauvages, explique un conseiller du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ).

  • Dans la Chaudière-Appalaches
Il y a une soixantaine de producteurs de bleuets dans la Chaudière-Appalaches. Vingt-six d'entre eux se sont regroupés dans une association en 2012. Le regroupement s'est transformé en coopérative cette année. «Nous sommes ensemble pour partager nos trucs, nos techniques, nos bons coups, nous encourager les uns les autres», raconte Isabelle Gagnon, secrétaire du Regroupement des bleuetières de la Chaudière-Appalaches.

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  • Transition
Plus de 250 acres de terre ont été transformés en bleuetières dans la Chaudière-Appalaches. Christian Lacroix, conseiller en horticulture au MAPAQ, précise que si on peut avoir 1000 plants par acre, il y aurait au moins 250 000 plants dans la Chaudière-Appalaches. Un plant de bleuets peut donner au moins cinq livres de fruits par an, de sorte qu'il prévoit, dans une évaluation prudente, au moins 1,3 million de livres de bleuets dans la région cette année. «Ce sera une excellente année, la meilleure des trois dernières», affirme-t-il.

  • L'autocueillette
Dans certains secteurs, les bleuetières seront ouvertes pour l'autocueillette dès la fin de semaine. Elles le seront toutes au début du mois d'août. Si la température demeure clémente, il y aura des fruits à cueillir jusqu'au début de septembre.

  • Plus de bleuetières que de fraisières
Dans la Chaudière-Appalaches, il y a plus de producteurs de bleuets que de producteur de fraises, de framboises ou de pommes, affirme Christian Lacroix du MAPAQ.

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