Homard gaspésien: troisième hausse du prix donné aux pêcheurs

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Le prix du homard continue de monter en Gaspésie, à huit jours de la fin de la saison dans la plupart des zones.

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<p>Gilles Gagné</p>
Gilles Gagné

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Le Soleil

(Carleton) L'adage «jamais deux sans trois» s'applique au prix du homard en Gaspésie. L'année était déjà exceptionnelle puisque les acheteurs avaient haussé le prix deux fois entre la cinquième et la septième semaine de capture. Lundi, ils l'ont haussé une troisième fois, à 7,75 $ la livre.

Traditionnellement, le prix du homard descend après la fête des Mères, ce qu'il a fait cette année, après deux semaines de pêche, passant de 6,50 $ à 6 $. Puis il a chuté à 5,50 $ pour cinq jours, avant de remonter à 6 $. Jusque-là, il s'agissait de réajustements répondant à des tendances déjà vues.

Toutefois, depuis la cinquième semaine, le prix est passé de 6 $ à 6,50 $, puis à 7 $ pour la septième semaine de pêche, et à 7,75 $ lundi. D'habitude, les prises dans les Maritimes, où les débarquements massifs alimentent une offre abondante sur les marchés, exercent une pression à la baisse sur le prix.

«Cette année, il n'y a vraiment pas de homard dans les Maritimes», signale Raymond Sheehan, principal acheteur de homard en Gaspésie. Les prises dans les Maritimes et aux Îles-de-la-Madeleine sont en baisse de 20 à 30 %.

Les 7,75 $ payés par les acheteurs gaspésiens ne constituent pas un record. «J'ai payé 8,60 $ la livre pendant la première semaine de 2003, mais le dollar canadien était à 1,60 $ [par dollar américain]. C'était différent», dit-il.

M. Sheehan s'attend à ce que ce prix tienne jusqu'à la fin de la saison, le 30 juin. «Tout est possible mais je ne penserais pas que ça baisse.»

Hausse supplémentaire souhaitée

O'Neil Cloutier, directeur du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie, représentant les 170 homardiers gaspésiens, verrait une hausse supplémentaire avec plaisir, d'autant plus qu'il restera quelques petites zones gaspésiennes ouvertes pour une ou deux semaines de plus, dans la baie des Chaleurs et du côté nord de la péninsule.

«La demande restera forte, avec Subway et McDonald qui offrent du homard sous forme de chair», dit-il, faisant remarquer que le prix reçu par les homardiers gaspésiens a été plus faible que celui versé aux Madelinots cinq semaines sur sept.

«La semaine passée, la différence a été de 73 ¢ la livre à l'avantage des Madelinots. Les acheteurs gaspésiens réagissent en retard. Ce qui dicte le prix, c'est ce qui se passe dans les Maritimes et aux Îles. Il y a un plan conjoint [de vente] aux Îles et ils reçoivent le vrai prix du marché. Ici, nous recevons la hausse une semaine plus tard. Pourquoi ça ne pourrait pas être équitable. Est-ce qu'il faut un plan conjoint pour que ce soit équitable en Gaspésie?» demande M. Cloutier.

En 2015, les homardiers gaspésiens ont déclaré des revenus totaux de 22,4 millions $, un record qui sera encore fracassé, puisque les prises sont bonnes.

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