La saison de pêche au homard lancée aux Îles-de-la-Madeleine

La 141e saison de pêche au homard a... (Fournie par Diane Hébert)

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La 141e saison de pêche au homard a officiellement été lancée aux Îles-de-la-Madeleine dimanche matin à l'aube.

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Îles-de-la-Madeleine) Comme chaque année depuis 141 ans, la fébrilité était à son comble dimanche, à l'aube, sur les 10 ports des Îles-de-la-Madeleine, dans l'attente du signal de départ de la saison de pêche au homard.

Les 325 bateaux avec, à leur bord, quelque 850 pêcheurs et aide-pêcheurs se sont élancés pour la mise à l'eau de leurs casiers.

Le plus important port de pêche au homard de l'archipel est celui de Grande-Entrée qui, à lui seul, compte 111 navires.

L'ouverture de la pêche dans la zone 22, qui durera 10 semaines, avait été retardée de 24 heures par Pêches et Océans Canada pour des raisons de sécurité. «Il y a un ensablement très important dans l'entrée du havre de Pointe-aux-Loups, justifie le directeur du bureau du Ministère aux Îles, Luc Boucher. Ça ne bloque pas, mais avec les conditions de chargement des casiers, la houle et les grands vents, ça n'aurait pas été sécuritaire.»

Les jours précédant l'ouverture de la pêche ont encore une fois donné lieu à des festivités qui, cette année, étaient placées sous le thème «Partageons la tradition» et sous le parrainage du comédien Gaston Lepage. Bénédiction des bateaux, dîner de «chiard» à la viande salée, messe des travailleurs de la mer, lancement d'une couronne de fleurs à la mémoire des marins disparus et feux d'artifice figuraient parmi les activités.

Les pêcheurs de homard madelinots sont partis en mer sans connaître le prix qu'ils pourront obtenir pour leurs prises au débarquement. Les négociations entre l'Office des pêcheurs de homard des Îles-de-la-Madeleine et l'Association québécoise de l'industrie de la pêche sont en cours. Ils n'espèrent pas moins que la moyenne de 5,85 $ la livre qu'ils avaient obtenue l'an dernier.

Pour leur part, les consommateurs pourront espérer avoir du homard frais dans leur assiette dès lundi soir.

Opposition à l'identifiant

Comme la majorité des homardiers de l'archipel s'y opposent, l'identifiant de plastique de la Marine Stewardship Council, qui permettait au consommateur de connaître la provenance de son homard, ne sera pas installé à l'une des pattes du crustacé. «L'identifiant a été décidé au-dessus de la tête des pêcheurs, dénonce le porte-parole du nouveau Rassemblement des pêcheurs et pêcheuses des côtes des Îles, Jacques Bourbeau. Les 325 pêcheurs n'ont pas été convoqués ni consultés.»

Par ailleurs, Pêches et Océans Canada oblige les homardiers à remplir un carnet de bord. «Pêches et Océans Canada ne revient pas sur sa décision, explique le président de l'Office des pêcheurs des Îles-de-la-Madeleine, Jérémie Cyr. C'est obligatoire. Moi, je suis en faveur en tant que pêcheur. C'est un très bon outil. Le marché l'exige. On peut pas être contre ça!» Pendant que les pêcheurs gaspésiens s'y sont conformés, plusieurs collègues madelinots s'opposent encore, comme l'an dernier, au carnet de bord électronique. «On le remplira papier, fait savoir le vice-président du Rassemblement des pêcheurs et pêcheuses des côtes des Îles, Robert Poirier. Pour les années à venir, on le sait pas.»

Le «juste prix» du homard gaspésien

En Gaspésie, environ 140 homardiers sur 163 ont pris la mer, le 23 avril, sans savoir quel prix ils obtiendraient pour leurs captures. Le verdict est tombé deux jours plus tard. Ce sera 6,50 $ la livre, vraisemblablement pendant deux semaines. «On voyait que c'était le juste prix pour se rendre [sans le changer] jusqu'à la fête des Mères», résume Raymond Sheehan, de la firme E. Gagnon et Fils, acheteur des prises de 60 homardiers gaspésiens et décideur incontournable du prix versé dans la péninsule. Et après la fête des Mères? «On va s'ajuster en fonction de ce qui se passera. Le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard et les Îles-de-la-Madeleine fourniront aussi le marché à ce moment-là», répond M. Sheehan. Deux secteurs de la Nouvelle-Écosse fournissent déjà de bons volumes dans les Maritimes, dans le nord-est des États-Unis et au centre du Canada. Le Cap-Breton s'ajoutera plus tard. Le Québec est un petit joueur dans le marché du homard, malgré l'importance que cette espèce revêt aux Îles-de-la-Madeleine et en Gaspésie. Gilles Gagné (Collaboration spéciale)

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