Vers des récoltes records pour les acériculteurs du Québec

La période des sucres qui est terminée dans près de la moitié de la province... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) La période des sucres qui est terminée dans près de la moitié de la province laisse présager des récoltes exceptionnelles pour les acériculteurs du Québec. Ceux qui ont déjà terminé leur saison affichent d'ailleurs des résultats records, selon le président de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ).

«Chez nous, on a fait un tiers de livre de plus à l'entaille que durant notre plus grosse saison, soit 5,3 livres à l'entaille, et c'est le cas de la plupart des producteurs en Montérégie. On parle d'un quart à une demi-livre de plus à l'entaille. Tous les producteurs que je connais ont dépassé les chiffres de leur année record», explique Serge Beaulieu, président de la FPAQ et propriétaire, avec son frère Roger, de l'Érablière de la Ferme Les Frères Beaulieu à Ormstown.

Froid et chaleur

«Pour ceux qui ont déjà complété leur saison, c'est une grosse année et pour les autres, notamment dans le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie, Québec, Portneuf et la Mauricie, ça augure assez bien», indique M. Beaulieu.

C'est la succession particulière des épisodes de froid et de chaleur de ce début de printemps qui serait à l'origine de cette saison exceptionnelle. «Quand il s'est mis à faire chaud il y a deux ou trois semaines, ça a ensuite viré au froid, très froid, et quand ça a repris, ce n'était pas si chaud que ça, donc les bourgeons travaillaient moins», explique-t-il.

M. Beaulieu parle d'ailleurs de la journée de Pâques, le 27 mars, comme d'une journée record côté production. «Chez nous, les érables ont coulé comme ils n'ont jamais coulé en 30 ans cette journée-là.»

Providentielle

Cette saison record est providentielle pour la Fédération au moment où le marché continue de se développer et où les inventaires de sirop clair et extra clair étaient faibles. «Au cours des deux dernières années, on a commencé à produire du sirop dans les deux premières semaines d'avril et la saison durait 15 jours. Les rayons du soleil étant plus forts, ça donnait un sirop plus foncé», explique le président.

Il faudra attendre au mois de juin avant de connaître la quantité exacte de sirop produit cette année et celle qui aboutira dans les stocks de la Fédération. «Si on avait eu une autre petite saison cette année, on aurait pu craindre de manquer de sirop car le marché se développe encore au rythme de 8 à 10 % par année», poursuit-il.

En effet, les transformateurs continuent de développer de nouveaux marchés en sachant qu'ils ont des réserves pour s'approvisionner et la Fédération a également investi beaucoup d'argent, au cours des 10 dernières années, afin de faire la promotion de ce qui est bon pour la santé dans le sirop et le sucre d'érable.

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