Une lueur d'espoir pour les terrains contaminés

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Isabelle Royer, chercheuse à Agriculture Canada, espère que les petits plans de panic érigé et d'alpiste roseau serviront à absorber les métaux lourds sur les terrains contaminés.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Laissés à l'abandon après avoir été pollués par des métaux lourds, de nombreux terrains contaminés pourraient retrouver une utilité. Ils pourraient servir à faire pousser de la biomasse, une ressource énergétique recherchée.

C'est dans une parcelle de 4000 mètres carrés, située près de l'ancien incinérateur de la ville de Lévis, qu'Agriculture Canada mène depuis cet été des recherches en ce sens. La chercheuse Isabelle Royer soutient que, pour l'instant, «c'est prometteur».

Les petits plants de panic érigé et d'alpiste roseau ont levé de terre. D'ici quelques années, ils pourraient atteindre deux mètres de hauteur. Dès l'an prochain, l'équipe de cinq chercheurs en coupera une partie pour analyser ce que la plante a absorbé comme traces de cuivre, de zinc et de plomb et si ces particules nuisent à son potentiel.

«Dans le fond, ce qu'on voudrait, c'est que la plante pousse, qu'elle ne prélève pas trop d'éléments, et que les éléments restent stables dans le sol», explique Mme Royer. Car l'équipe ne veut pas non plus créer un autre problème, soit que les traces de métaux lourds soient lessivées par la pluie et amenées plus loin.

«Le but, c'est de voir si on peut les valoriser, sans entrer dans un processus de décontamination, mais en faisant pousser quelque chose sur ces sols-là», exprime Mme Royer. Comme décontaminer un terrain coûte très cher, ceux qui sont situés en campagne ou en zone périurbaine perdent toute valeur. Personne ne veut s'y installer.

Trouver de la place

Et comme la biomasse, qui sert à fabriquer de l'éthanol, des granules de chauffage et du biogaz, est de plus en plus populaire, il faut lui trouver de la place. «L'industrie bioénergétique, c'est une industrie en essor, mais on ne veut pas nécessairement utiliser les meilleures terres agricoles, qui elles, servent à la production d'aliments pour l'humain et les animaux», soutient Mme Royer.

Cette solution serait donc gagnante à la fois pour l'économie, l'agriculture et l'environnement. Surtout que les terrains contaminés par des métaux lourds sont les deuxièmes en importance au pays, après les terrains contaminés par des hydrocarbures.

Ce qui explique pourquoi les fonctionnaires de la Ville de Lévis étaient emballés selon Mme Royer à l'idée de collaborer avec Agriculture Canada dans ce projet. Cette étude s'étendra au moins jusqu'en mars 2018.

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