DuBreton investit 30 millions pour l'élevage sans cruauté

Dans le mode d'élevage traditionnel des cochons, l'animal... (Photo fournie par DuBreton)

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Dans le mode d'élevage traditionnel des cochons, l'animal est confiné à une cage où il ne peut pratiquement pas bouger. Dans l'autre mode d'élevage (photos ci-dessus), plus centré sur le bien-être de l'animal, celui-ci se retrouve dans un parc dans lequel il peut se déplacer et s'isoler pour manger.

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(Québec) Entreprise spécialisée dans la transformation du porc, duBreton s'engage à élever 300 000 cochons sans cage de plus d'ici 2018. Et pour y arriver, elle investira plus de 30 millions $ pour aider à la conversion de plus de 300 fermes familiales au Québec et en Ontario.

Une division du groupe beauceron Breton Tradition 1944, duBreton - dont l'usine principale est située à Rivière-du-Loup - veut devenir le chef de file mondial de la production de porc biologique respectueuse du programme Certified Humane Raised and Handled.

DuBreton, qui vend ses produits au Canada, aux États-Unis, au Japon et en Australie, est déjà un fournisseur de porcs nourris sans antibiotiques et sans OGM auprès de nombreux détaillants d'aliments naturels biologiques comme Whole Foods et Sobeys.

D'ailleurs, duBreton a été le premier producteur de porc nord-américain à obtenir, en 2003, l'accréditation internationale de l'organisme américain Humane Farm Animal Care assurant que le transformateur et ses partenaires ont recours à des pratiques exemplaires fondées sur le bien-être des animaux et l'élevage biologique sans OGM.

DuBreton veut maintenant devenir le modèle à suivre en matière d'élevage sans cruauté.

Du même souffle, le producteur affirme répondre à une demande grandissante des consommateurs préoccupés par le sort réservé aux animaux.

«La demande pour le porc biologique et Certified Humane Raised and Handled est supérieure à l'offre mondiale et le marché nord-américain pour ce produit connaît une croissance plus rapide que prévu», fait valoir le président de duBreton, Vincent Breton. «En ajoutant 300 000 porcs sans cage à notre production au cours des trois prochaines années, nous misons le tout pour le tout sur la hausse continue de la demande des consommateurs qui sont de plus en plus nombreux à exiger des normes supérieures de traitement éthique des animaux destinés à la consommation.»

«Ce que nous dévoilons aujourd'hui [mercredi] est l'une des annonces les plus importantes jamais effectuées en faveur du mouvement de l'élevage des porcs sans cage», a pris soin de mentionner Vincent Breton.

La moitié plus cher

Selon ce dernier, il en coûte 50 % de plus pour élever un porc Certified Humane et plus du double pour élever un porc biologique, qui doit être nourri à partir d'une alimentation certifiée biologique sans OGM et avoir un accès à l'extérieur de la porcherie.

Même si le transformateur ne s'attend pas à assister à une hausse astronomique de ses ventes, il estime «qu'il vaut vraiment la peine de préserver la dignité des animaux». D'ailleurs, c'est la raison pour laquelle duBreton ne coupe pas la queue et n'enlève pas les dents des cochons.

Le spécialiste de la transformation du porc est d'avis que ce constat est partagé par les consommateurs «puisque la demande est supérieure à l'offre dans de nombreux marchés où [ils vendent leurs] produits.»

Dans un élevage traditionnel, une truie est confinée à passer ses jours dans une cage d'environ deux pieds sur sept pieds. «Elle ne peut qu'avancer ou reculer que de quelques pas. Impossible pour elle de se retourner. Elle peut se tenir debout ou couchée dans une seule position», explique Vincent Breton.

Dans le mode privilégié par son entreprise, les animaux peuvent se déplacer dans un environnement commun où se trouvent d'autres porcs. Ils ont de la paille pour se faire un nid. Ils ont un petit enclos où ils peuvent entrer et sortir à leur guise pour s'isoler et manger. Chacun a sa ration. Ça évite, entre autres, la chicane pour la nourriture. De plus, les bébés ont un espace supplémentaire autour du parc pour bouger et pour s'amuser sans risque de se faire écraser par la mère.

Vincent Breton est convaincu que l'investissement de 30 millions $ permettra de garder en vie plusieurs fermes familiales, au Québec et en Ontario, qui n'arrivent plus à rivaliser avec les mégafermes industrielles qui produisent des volumes élevés.

«Nous allons leur permettre de maintenir leur autonomie et d'accroître leur rentabilité.»

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