Agroalimentaire: un institut à la mémoire de Jean Garon

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Jean Garon a dirigé le ministère de l'Agriculture de 1976 à 1985, sous René Lévesque.

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(Québec) Alors que le monde agricole québécois traverse une période de graves turbulences, particulièrement devant l'avenir incertain du système de gestion de l'offre, la mémoire de l'ancien ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Jean Garon, survivra grâce à un institut de recherche et de réflexion sur les grands enjeux agroalimentaires.

Le président du journal La Vie agricole, Guy Duval, porte-étendard de l'initiative, en compagnie de l'éditeur Yannick Patelli, explique que cet institut «neutre et indépendant de toute partisanerie» entend s'inspirer de l'«héritage» de l'ex-ministre péquiste et député de Lévis, décédé en juillet 2014, à l'âge de 76 ans.

«Nous avions commencé à en parler de son vivant. Ça s'est poursuivi avec les membres de sa famille, explique M. Duval, pour qui les dossiers défendus par le disparu sont «toujours pertinents», que ce soit l'avenir de la ferme familiale, la défense des mécanismes de mise en marché collective ou l'autosuffisance alimentaire.

Sans oublier le délicat dossier de la gestion de l'offre, objet d'intenses pourparlers dans le cadre des négociations de libre échange du Partenariat transpacifique. Le premier geste du nouvel institut sera d'ailleurs la publication, en mars prochain, d'un livre sur ce sujet qui inquiète beaucoup les producteurs de lait, d'oeufs et de volailles.

Malgré les appels rassurants des politiciens, le monde agricole craint que le système soit abandonné, au profit d'une libéralisation complète des marchés.

«On sent la panique. Ça commence à se parler beaucoup. La gestion de l'offre est en danger majeur. Les effets pourraient être catastrophiques pour plusieurs agriculteurs», explique M. Duval, estimant à près de la moitié des quelque 6000 producteurs de lait du Québec qui pourraient écoper. «Ça risque de dévitaliser les campagnes et les régions.»

Une trentaine d'intervenants du monde agroalimentaire, principalement des économistes et des sociologues, seront appelés à obtenir des mandats de recherche de l'Institut Jean-Garon, mentionne M. Patelli. Si l'organisme vise un «financement populaire» en provenance des producteurs et des particuliers, il n'est pas exclu de faire appel à des fonds gouvernementaux, voire à l'entreprise privée.

La Vie agricole, en collaboration avec VLB Éditions, avait coédité en 2013 les mémoires de Jean Garon, Pour tout vous dire. L'ex-ministre avait été collaborateur au journal de 2010 à 2014.

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