Breton tourne une page d'histoire

Line, vice-présidente des ressources humaines, Serge, président des... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Line, vice-présidente des ressources humaines, Serge, président des Spécialités Prodal, et Vincent, président des Viandes du Breton, entourent leur père, Lucien Breton, qui occupe le poste de président et chef des opérations de l'entreprise familiale Breton Tradition 1944.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Saint-Bernard) Lucien et Vincent Breton - le père et le fils - se souviennent qu'ils avaient du mal à se faire prendre au sérieux, il y a quelques années, lorsqu'ils parlaient de leur production de porc biologique.

Aujourd'hui, les éleveurs les écoutent religieusement.

En affaires depuis 71 ans, la famille Breton estime avoir trouvé la recette pour tenir tête aux Olymel, Maple Leaf et Smithfield de ce monde et, du même coup, pour sauver les petites entreprises agricoles. Faire sa niche avec des produits distinctifs.

«Des transactions. Des concentrations. Toutes ces actions qui font en sorte que les gros transformateurs deviennent encore plus gros pour mieux contrôler le marché, nous n'avons pas fini d'en voir. Des géants, il y en aura toujours autour de nous, et leur taille ne cessera de croître», affirme Vincent Breton.

Pourtant, l'entreprise de Saint-Bernard spécialisée dans la transformation du porc n'a rien de lilliputien. Elle compte

1200 employés. Et son chiffre d'affaires affiche 550 millions $.

Jeudi, les deuxième et troisième générations de Breton tournaient une page d'histoire. L'entreprise fondée en 1944 par Napoléon Breton et Adrienne Vallières se dote d'une nouvelle image de l'entreprise.

Le holding familial portera dorénavant le nom de Breton Tradition 1944. Adieu Aliments Breton Canada.

«Les gens confondaient Aliments Breton, notre réseau de meuneries et de fermes, avec le nom du holding Aliments Breton Canada. La nouvelle signature réglera cette situation en plus de mieux refléter l'histoire et l'esprit des bâtisseurs, mes parents, Napoléon et Adrienne», commente Lucien Breton, le président et chef des opérations de Breton Tradition 1944.

Effectivement, une chatte risque d'y perdre ses chatons en consultant l'organigramme de l'entreprise qui compte une division administrative (Breton Agri-Management), une division agricole (Les Aliments Breton Fermes et Meuneries) et une division alimentaire formée des Viandes du Breton, des Spécialités Prodal et de North County Smokehouse. Tout ça sans compter les différentes marques de commerce (voir le tableau).

Des acquisitions

L'occasion était belle, donc, pour la direction de faire le point sur ses orientations stratégiques.

Le virage «bio», amorcé il y a quelques années, s'intensifiera. Ainsi, Breton continuera à

investir pour modifier ses installations afin d'accroître la production de porc biologique. Rappelons qu'il en coûte deux fois plus cher pour produire un porc bio qu'un porc dit de commodité.

«Produire un porc bio, ça ne se fait pas du jour au lendemain», explique Vincent Breton, qui préside la division Les Viandes du Breton. «Il n'y a pas de raccourcis. Le cahier de charges est épais comme ça. Il faut prendre le temps, par exemple, de retirer tous les pesticides, les herbicides, les insecticides et les engrais chimiques dans nos exploitations. Ça peut prendre de deux à trois ans pour arriver à faire entrer un produit bio sur le marché.»

Breton Tradition 1944 entend également jouer à fond la carte du bien-être animal.

L'entreprise beauceronne a été la première en Amérique du Nord dans l'industrie du porc à obtenir la certification Certified Humane de l'Association Humane Farm Animal Care.

«Les consommateurs veulent connaître les conditions dans lesquelles vivent les animaux qui se retrouveront dans leur assiette», signale Vincent Breton. 

Tenir compte du bien-être animal signifie, entre autres, que les porcs vivront dans des parcs plutôt que dans des cages et que leur nourriture sera exempte d'antibiotiques. 

Lucien Breton a aussi indiqué que Breton cherchera à imposer sa marque dans les rayons des produits de spécialité.

À cet effet, la famille Breton vient de faire des emplettes au Canada et aux États-Unis qui lui permettront de doubler son volume de transformation. 

Elle a mis la main sur Au Petit Goret, une entreprise montréalaise spécialisée dans la transformation de viandes et de produits de charcuterie haut de gamme. Au New Hampshire, Breton a fait l'acquisition de North Country Smokehouse, qui produit du bacon artisanal, du jambon et de la saucisse.

L'éventail de marques de Breton Tradition 1944

Les principales marques de commerce du holding Breton Tradition 1944 connues des consommateurs :

duBreton

Paysan

CuisiChef

Au Petit Goret

Noble Grill Premium

North Country Smokehouse (États-Unis)

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