Travailleur guatémaltèque accusé: un cas isolé, selon l'organisme FERME

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Environ la moitié des travailleurs étrangers qui viennent au Québec par l'intermédiaire de la Fondation des entreprises en recrutement de main-d'oeuvre agricole étrangère sont originaires du Guatemala, l'autre moitié provenant du Mexique.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Pour la Fondation des entreprises en recrutement de main-d'oeuvre agricole étrangère (FERME), l'arrestation du travailleur guatémaltèque Pedro-Antonio Ovalle Leon et sa mise en accusation pour conduite avec les facultés affaiblies causant la mort de deux jeunes Beaucerons samedi à Scott est un cas isolé et une première en 25 ans.

«Oui, M. Leon travaillait pour un de nos clients, mais c'est la première fois qu'un travailleur étranger venu ici par notre programme est accusé de crimes si graves. Il y en a qui ont fait des niaiseries, des vols à l'étalage ou de l'alcool au volant, par le passé. Ça arrive de temps en temps. Par contre, quelque chose d'aussi grave, ce n'est jamais arrivé», assure Denis Hamel, directeur général de FERME.

«Il faut comprendre que c'est un cas isolé puisqu'on a 9000 travailleurs qui viennent ici à chaque année depuis 25 ans sans problème. On n'a pas à changer les règles pour un seul écervelé. Les travailleurs étrangers sont trop utiles à notre économie pour qu'on fasse tabula rasa [table rase] du programme», poursuit-il.

Environ la moitié des travailleurs étrangers qui gravitent vers le Québec par l'intermédiaire de FERME sont originaires du Guatemala, l'autre moitié provenant du Mexique. «Le Guatemala est un pays agricole qui a beaucoup de cultures qui ressemblent aux nôtres, notamment la tomate et la fraise, et c'est aussi un pays relativement frais. Les travailleurs guatémaltèques ont donc plus de facilité à s'adapter à notre climat en septembre et en octobre que les Mexicains», explique le directeur général.

Critères sévères

Denis Hamel rappelle également que tous les travailleurs qui entrent au Canada par l'intermédiaire du programme de travailleurs étrangers temporaires doivent obligatoirement n'avoir aucun casier judiciaire ni dans leur pays d'origine, ni au Canada, ni aux États-Unis.

«Tout ça est vérifié par l'Ambassade canadienne, qui parfois refuse même des candidats qui portent des tatouages, car ça signifie dans certains pays d'Amérique latine qu'ils font partie d'un gang de rue. C'est une mesure qui est peut-être excessive, mais nécessaire pour éviter l'entrée au Canada de membres du crime organisé», explique Denis Hamel.

Si Pedro-Antonio Ovalle Leon était déclaré coupable des accusations qui pèsent contre lui, il purgerait sa peine au Canada avant d'être renvoyé au Guatemala. «Il ne pourrait ensuite plus travailler au Canada ou aux États-Unis en raison de son casier judiciaire», précise M. Hamel.

En terminant, Denis Hamel indique qu'il est de tout coeur avec les familles des victimes et l'entreprise TransVol Ltée de Saint-Charles-de-Bellechasse, où travaillait Leon. «On pense aux familles, on pense à l'employeur. Mais je ne crois pas que le drame aura un impact sur le programme. Personne ne nous a interpellés là-dessus.»

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