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Un Québécois invité à la Maison-Blanche

Jocelyn Boudreau, président d'Hortau, montre l'un des appareils... (Photo fournie par Hortau)

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Jocelyn Boudreau, président d'Hortau, montre l'un des appareils sans fil que l'entreprise utilise pour la gestion des cultures.

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(Québec) Être invité à la Maison-Blanche, c'est exceptionnel. Y être invité comme conférencier expert par le département américain de l'Agriculture pour ses technologies en gestion des cultures, c'est encore plus rare, surtout lorsque le siège social de la compagnie est situé sur la Rive-Sud de Québec, à Saint-Nicolas.

C'est pourtant ce qu'a réalisé Jocelyn Boudreau, président de l'entreprise Hortau, de Lévis, il y a un peu plus d'une semaine lors d'un événement à Washington organisé par le U.S. Department of Agriculture (USDA) et le White House Rural Council devant une centaine de personnes provenant du secteur politique, du monde de l'agriculture et des investisseurs en capital de risque dans le secteur agricole.

«Nous étions à cette rencontre du type public-privé sur les investissements dans l'agriculture rurale à cause de notre filiale améri-caine Hortau Corp, située à San Luis Obispo, en Californie, explique Jocelyn Boudreau. La rencontre avait pour but de parler des moyens de rendre l'agricul-ture plus efficace et plus productive tout en créant des emplois dans les zones rurales.»

Appelé à participer pour une première fois comme expert à une table ronde aux États-Unis, M. Boudreau soutient que cette invitation démontre l'importance des réalisations de son entreprise et de leur utilisation des technologies de gestion de production. 

«C'est une reconnaissance de l'importance stratégique de nos méthodes pour relever le défi de l'autonomie alimentaire», avoue-t-il. D'autant plus que les États-Unis ont de plus en plus de bouches à nourrir et que, mondialement, les prévisions démontrent que d'ici 2050, il faudra augmenter les niveaux de productivité des cultures de l'ordre de 70 % pour nourrir toute la planète.

Visibilité et crédibilité

Cette journée où les conférenciers et les participants étaient triés sur le volet apporte à l'entreprise de Lévis une grande visibilité chez les voisins du sud, mais aussi une grande crédibilité, estime M. Boudreau. «C'est aussi une reconnaissance de nos compétences, car l'utilisation de la technologie et des objets connectés sera la prochaine révolution dans le monde de l'agriculture», comme dans l'industrie en général, affirment les spécialistes d'Internet des objets.

Hortau a développé une plate-forme de gestion et de suivi en temps réel des cultures en utilisant la technologie des objets connectés (Internet of things). Cette plateforme permet la gestion en temps réel de l'irrigation, des pesticides, de la prévention du développement de maladies ou du développement des insectes en plus de différents facteurs qui affectent les cultures au fil des saisons, comme les alertes météo concernant le gel ou les surcroîts de chaleur.

«Nous utilisons différents types de capteurs, dont plusieurs que nous avons mis au point et brevetés, précise M. Boudreau. C'est ce qui nous permet d'avoir un contrôle sur différents aspects de la production pour que l'agriculteur soit plus efficace dans sa gestion de tout ce qui touche la culture. Nous travaillons actuellement sur un capteur pour les engrais, ce qui ajoutera un élément de plus dans les outils pour une meilleure gestion des ressources.»

Il estime que les économies d'eau sont de l'ordre de 20 % à 35 % alors que les gains de productivité sont d'au moins 10 % jusqu'à 20 % parfois. En même temps, la plateforme peut gérer l'automatisation des tâches, non seulement les alertes en cas de problèmes.

Les capteurs utilisés transmettent leurs données par des réseaux sans fil et par les liens de la téléphonie cellulaire. «Les informations passent par l'infonuagique dans nos serveurs pour être retransmises aux producteurs sur leur télé-phone cellulaire ou sur leur ordinateur, continue M. Boudreau. En recevant une alerte, l'agriculteur peut aussi se servir de son téléphone comme outil de contrôle à distance et de planification.

En pleine croissance

Hortau veut prendre de l'expansion aux États-Unis, bien qu'elle oeuvre déjà en Californie, au Colorado et au Nebraska.

La compagnie Hortau a été fondée en 2002 et fait affaire un peu partout au Canada et dans le Midwest avec une soixantaine d'employés, dont la moitié travaille aux États-Unis. La filiale américaine en Californie existe depuis 2013, mais l'entreprise y est présente depuis 2007.

Pour son développement aux États-Unis, Hortau peut compter sur du capital de risque avec des investisseurs comme Advantage Capital Partners qui sont aussi partenaires dans le développement de l'économie rurale en public-privé avec le U.S. Department of Agriculture.

Au Québec, des entreprises comme Canneberge Atoka, de Manseau, Fruit d'Or, à Notre-Dame-de-Lourde, et la Ferme Onésime Pouliot, de L'Île-d'Orléans, entre autres, utilisent les technologies développées par Hortau. Site Web : hortau.com/fr.

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