Les bleuets abondent dans la Chaudière-Appalaches

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Le prix de la première avance versée aux producteurs de bleuets a été établi à 0,45$ la livre.

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(Québec) Contrairement au Lac-Saint-Jean, qui prévoit une saison de bleuets désastreuse cette année, la Chaudière-Appalaches devrait réussir à tirer son épingle du jeu, avec des bleuets en abondance, même si on ne s'attend pas à battre des records.

«Il y a des rumeurs que ça a gelé, mais on va remettre les pendules à l'heure! Oui, les bleuets ont souffert un peu du froid cet hiver, mais ça fait seulement en sorte que les fruits sont situés plus bas dans le plant et qu'ils sont un peu plus gros», explique Christian Lacroix, agronome au ministère de l'Agriculture (MAPAQ) et conseiller régional en horticulture.

Les premiers bleuets de la région au sud de Québec sont apparus il y a quelques jours sur les tablettes, et la récolte se poursuivra jusqu'au début septembre. Il faut s'attendre à une saison similaire à l'an dernier, où les bleuets se vendent en moyenne 2,50 $ la livre.

La Chaudière-Appalaches compte un peu plus de 70 bleuetières, ce qui la place nez à nez avec la Montérégie comme plus grandes régions productrices de bleuets de corymbe, soit des bleuets en grappe, cultivés sur des plants qui peuvent atteindre jusqu'à un mètre de haut.

Bien sûr, le Saguenay-Lac-Saint-Jean reste la plus grande région productrice de bleuets au Québec, mais ceux-ci sont sauvages, c'est-à-dire plus petits et plus près du sol. La Presse rapportait il y a une semaine que les producteurs du Lac s'attendent à livrer 50 % de leur récolte habituelle.

En Chaudière-Appalaches, on prend soin de recouvrir de neige les plants de bleuets l'hiver, afin qu'ils résistent mieux au froid, ce qui a été profitable cette année. Seuls quelques bourgeons et branches situés en hauteur ont été affectés, ce qui explique qu'on connaîtra une saison quasi régulière.

Regroupement

Il y a quatre ans, les producteurs situés au sud de Québec anticipaient des surplus. Ils ont donc décidé de créer le Regroupement des bleuetières de la Chaudière-Appalaches, question de mieux vendre leur particularité locale.

Cet engouement régional pour le petit fruit, qui est maintenant davantage cultivé que la fraise ou la framboise, est difficile à expliquer, pour l'agronome Christian Lacroix. Les terres ne sont pas plus propices à la culture du bleuet qu'à d'autres cultures. Seulement, les consommateurs en redemandent. «En autocueillette, c'est très populaire. Ça ne salit pas trop les doigts et ça se conserve longtemps», avance la productrice agricole Nadia Marquis.

La culture du bleuet rapporte au bas mot 2,5 millions $ de revenus par année en Chaudière-Appalaches.

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