Faux camion de bouffe de rue sur Saint-Joseph

Dans la rue, les gens s'arrêtent pour poser... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Dans la rue, les gens s'arrêtent pour poser des questions, prendre des photos de l'installation ou encore goûter aux en-cas à prix modique du faux camion du Cercle.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Les chefs du Cercle ont trouvé une façon humoristique de défier l'interdiction des camions de bouffe de rue à Québec en installant derrière la porte du restaurant, rue Saint-Joseph, un faux camion en contreplaqué où sont offerts des en-cas à prix modique.

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Jeudi midi, derrière le camion qui ressemble à un théâtre de marionnettes, le sous-chef Philippe Blouin-Labrecque s'activait pour assembler les petits pains.

Le Soleil, Patrice Laroche

Pour 3 $, les passants ont le choix entre un pain vapeur (steambun) au boeuf cajun, une salade ou un club sandwich à la crème glacée. Pour 5 $, ils peuvent partir avec deux items. Taxes et serviettes de table incluses!

Jeudi midi, derrière le camion qui ressemble à un théâtre de marionnettes, le sous-chef Philippe Blouin-Labrecque s'activait pour assembler les petits pains. C'est lui qui a eu l'idée du menu et de toute cette mise en scène, quelques semaines après avoir fermé la cuisine le midi, faute d'achalandage estival.

«Ça serait tellement le fun d'avoir un camion, mais on peut pas. J'ai dit : "On devrait le faire sur une pancarte." Tout le monde a embarqué», a-t-il raconté, peu avant son service.

L'homme à tout faire du Cercle a taillé et assemblé le contreplaqué. Les employés l'ont peinturé, agrémenté. Mercredi, le décor a été planté à l'intérieur du restaurant, dans la partie qui s'ouvre avec une porte de garage. Exactement 37 des 50 portions budgétées quotidiennement ont trouvé preneur. Dans la rue, les gens s'arrêtaient pour poser des questions, prendre des photos de l'installation.

De quoi réjouir Maxime Maltais, responsable du contenu et de la publicité au Cercle, dont le but est de «faire tripper le monde». Et de faire parler de l'endroit sans passer par la publicité traditionnelle. Mission réussie, puisque la nouvelle de «l'ouverture» a été relayée par les médias sociaux, puis les médias traditionnels. «Le camion sert de belle pub», constate le jeune homme.

Contestation

C'est aussi, quelque part, une forme de contestation. Malgré l'engouement mondial pour la cuisine de rue et un projet pilote lancé à Montréal, la Ville de Québec refuse ces camions dans la capitale. Le maire Régis Labeaume s'est rangé aux arguments des restaurateurs qui craignent qu'une telle offre ne cannibalise leurs ventes.

Olivier Godbout, chef du Cercle, ne partage pas ces inquiétudes. «Ce n'est pas du tout le même genre» de bouffe et de clientèle, fait-il valoir. À son avis, «les gens vont continuer à aller au resto le soir» même s'ils grignotent dans la rue en journée.

Son équipe n'attend que le OK des autorités pour acheter un véhicule et le promener en ville pendant l'été. «Le jour où on peut, la clé est dans le contact!» lance Maxime Maltais. La formule serait alors peaufinée parce que, pour le moment, «ce n'est pas super lucratif».

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