Pêche au homard: année record en 2015

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L'abondance des prises a caractérisé une fois de plus la saison de homard en Gaspésie. De plus, le prix moyen de 4,52 $ la livre payé au pêcheur en 2014 sera largement surpassé en 2015.

Collaboration spéciale Gilles Gagné

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Gilles Gagné

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Carleton) Presque tous les homardiers gaspésiens terminent leur saison vendredi, et l'année 2015 leur aura permis de battre les records de prises et de revenus établis l'an passé.

La saison a été marquée par deux soubresauts significatifs dans les prix, c'est-à-dire une chute de 7 $ à 5 $ la livre le 10 mai, après une seule semaine de capture, et un saut encore plus inusité de 2 $ le 26 juin pour replacer le prix à 7 $, ce que l'acheteur de homard Raymond Sheehan n'avait jamais vu en fin de saison, en 31 ans dans l'industrie du crustacé.

Il faudra quelques semaines avant d'obtenir des statistiques préliminaires, mais M. Sheehan est catégorique : 2015 passe à l'histoire.

«Les prises ont augmenté au minimum de 30 %. Je n'ai jamais vu un volume comme cette année», précise M. Sheehan, à la tête de l'entreprise E. Gagnon et Fils, de Sainte-Thérèse-de-Gaspé, près de Percé.

En 2014, les 163 homardiers gaspésiens avaient débarqué 1795 tonnes métriques de produits, des prises qui avaient généré des revenus de 17,9 millions $. De tels résultats n'avaient jamais été obtenus en 30 ans de compilation statistique réalisée par le ministère des Pêches et des Océans.

Les volumes et les revenus dépasseront vraisemblablement 2000 tonnes et 20 millions $ cette année.

Mauvaises captures d'hiver

Le prix de début de saison était attribuable à de mauvaises captures d'hiver en Nouvelle-Écosse. La baisse subite du 10 mai s'expliquait par l'entrée sur le marché des prises de plusieurs zones autres que celles de la Gaspésie, dont le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard et les Îles-de-la-Madeleine.

Raymond Sheehan explique la remontée du 26 juin par plusieurs facteurs.

«Le marché était en demande. Il y a eu quelques jours de pêche perdus dans les Maritimes sur une période de deux ou trois semaines, et on dirait que les prises n'étaient pas bonnes là-bas par la suite. La fête des Pères a joué un rôle aussi. Le marché était vide. Tout le monde a tiré son épingle du jeu cette année», explique-t-il pour signifier que les rencontres de famille au Québec donnent souvent lieu à une hausse de consommation de crustacés.

O'Neil Cloutier, directeur du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie et porte-parole des homardiers, se réjouit du bond du prix en fin de saison, mais il souhaiterait plus de stabilité pour les homardiers.

«On n'a aucun pouvoir de négociation en Gaspésie. Aux Îles-de-la-Madeleine, les pêcheurs sont payés selon le prix du marché la semaine précédente. Ici, il faut prendre ce qui nous est donné», note M. Cloutier, qui souhaite que ses pêcheurs se dotent d'un meilleur levier de discussion.

La bonne santé de la biomasse de homard découle de plus de 15 ans de mesures visant à protéger davantage de géniteurs, à diminuer l'effort de pêche, notamment au moyen de rachats de permis et d'une diminution du nombre de casiers à l'eau. Les homardiers québécois ont de plus mené de vigoureuses campagnes de mise en marché au Québec.

La pêche se poursuivra une semaine de plus aux Îles-de-la-Madeleine, où débarquent près des deux tiers des prises québécoises de homard.

Avec la collaboration spéciale d'André Bécu

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