Topla! ouvre trois nouveaux restos

Francis Dufresne, du Groupe F. Dufresne, et le... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Francis Dufresne, du Groupe F. Dufresne, et le directeur des communications et du marketing Gabriel Bérubé-Pelletier, devant le restaurant Topla! du boulevard de l'Ormière.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) La chaîne de restaurants Topla! continue de faire des petits. Trois nouveaux établissements ouvriront leurs portes dans la région de Québec d'ici 2016, soit à Lévis (boulevard Guillaume-Couture), à Saint-Jean-Chrysostome (dans le nouveau projet des Promenades Saint-Jean) et à Val-Bélair (Carrefour de la Bravoure).

L'investissement de 2 millions $ entraînera la création de 75 emplois pour les trois restaurants. Le Soleil s'est entretenu vendredi avec celui qui a développé le concept Topla!, Francis Dufresne, du Groupe F. Dufresne, et le directeur des communications et du marketing Gabriel Bérubé-Pelletier.

Q Le Groupe F. Dufresne est propriétaire de la bannière de station-service EKO depuis 1983. Pourquoi avoir choisi de faire le saut dans le domaine de la restauration?

R «Nous avions comme plan de départ d'ouvrir cinq succursales en un an et demi. À la fin du mois de décembre, nous allons être rendus à six. Notre objectif sur cinq ans était d'en ouvrir 25 au total partout au Québec. Cela représente environ 15 millions $ d'investissement et près de 500 emplois», souligne au Soleil M. Dufresne. «Topla! est partie du principe que l'alimentation allait prendre de plus en plus de place dans les dépanneurs. Nous voulions une expertise en alimentation beaucoup plus développée au sein de notre organisation. Nous avons alors décidé de nous lancer et finalement notre concept est devenu indépendant de nos EKO et de nos autres réseaux de stations-service. Peut-être que certains Topla! vont se greffer à des EKO, mais ce n'est vraiment plus la vision que nous avons».

Q Est-ce que les résultats depuis l'ouverture du premier Topla! en 2014, dans Beauport, sont au-dessus de vos attentes?

R «Oui, absolument», répond M. Bérubé-Pelletier. «On était très confiant et c'est pour cette raison que nous avons investi au départ pour une cuisine centrale qui est faite pour fournir une vingtaine de restaurants. Nous avons un chef sur place avec une équipe de cuisiniers. Toutes nos recettes sont développées à l'interne et cuisinées sur place. Cela permet aux clients d'avoir une expérience alimentaire identique dans chaque restaurant.» «On voulait un concept de haute qualité, mais avec des prix abordables», ajoute M. Dufresne. «Par exemple, on a des plats de canard confit et de saumon fumé à 9,95 $. On a vraiment des produits haut de gamme, mais dans un concept de restauration rapide.»

Q Topla! pourrait-il faire des petits au-delà de la frontière canadienne au cours des prochaines années?

R «Il n'y a pas de limite géographique. On a beaucoup de demandes. Pour l'instant, on ne vend pas de franchise et ce n'est pas dans les projets, mais je reçois beaucoup de courriel de gens intéressés par le concept. Il y a un intérêt marqué pas seulement au Québec, mais aussi au Canada», soutient M. Dufresne. «La fin de semaine dernière, j'étais à Boston et je regardais, et il n'y avait pas de concept semblable... Topla! est une expérience de pâtes et paninis, ce n'est pas un bar à pâtes. Ça nous ouvre des portes partout, il n'y a pas de limite. À moyen terme, nous voyons très grand.»

Q Plusieurs restaurants ont fermé leurs portes au cours des derniers mois. Comment vont vos affaires?

R «On est à contre-courant du monde de la restauration. Nous avons beaucoup entendu parler au cours des derniers mois de fermeture de restaurants. Nous, on arrive avec un produit qui répond au besoin de la clientèle. On ne se situe pas au niveau de la restauration rapide à 100 %, on n'est pas non plus au niveau de la restauration haut de gamme, on est vraiment entre les deux. Et ça, c'est une tendance qui est en forte progression», explique M. Bérubé-Pelletier. «C'est le produit d'avenir en restauration. Les gens veulent payer moins cher pour quelque chose de très bonne qualité et ils font de plus en plus attention à leur alimentation.»

Q Du côté de la bannière EKO, comment le Groupe F. Dufresne voit l'avenir?

R EKO depuis toujours se positionne très bien dans le coeur des Québécois. Nous sommes un indépendant, un terme de distribution d'essence qui est quand même important au Québec. Les choses vont bien. C'est certain que le marché de l'essence n'est pas en croissance, c'est assez stable, mais on tire très bien notre épingle du jeu», assure M. Bérubé-Pelletier. «Nous sommes en expansion. Nous avons ouvert des stations à Cap-de-la-Madeleine et à Sorel-Tracy dans la dernière année.» «C'est deux mondes différents, la restauration et les stations-service, mais l'un n'empêche pas l'autre», ajoute pour sa part M. Dufresne. «On est en croissance dans les deux divisions. Nous avons notamment une soixantaine de dépanneurs corporatifs qui sont des EKO et des Petro-Canada. Au total, c'est un réseau de 215 stations-service.»

Q Le Groupe F. Dufresne pourrait-il faire un jour une entrée en Bourse?

R Non, ce n'est pas dans nos plans. Pour l'instant, c'est des investissements privés.

Le Groupe F. Dufresne fondé en 1950 emploie au-delà de 700 personnes. Le siège social de la compagnie - qui compte environ 60 employés - est basé dans le parc industriel de Vanier.

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