Développement des activités agroalimentaires: l'UPA Québec Jacques-Cartier dit oui, mais...

En entrevue, plus tôt cette semaine, Alain Juneau... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

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En entrevue, plus tôt cette semaine, Alain Juneau a tenu à souligner «l'ouverture» de la Ville. «Elle vient de nous remettre une version améliorée de son document [PDAA] qui répond à l'essentiel des préoccupations des producteurs.»

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(Québec) Les membres du conseil d'administration de l'Union des producteurs agricoles (UPA) Québec Jacques-Cartier ont accepté le plan de développement des activités agroalimentaires proposé par la Ville de Québec pour le territoire de l'agglomération. Les discussions ont toutefois été longues et difficiles, et le vote, très partagé.

Dans une lettre adressée au conseiller municipal responsable des dossiers agricoles, Laurent Proulx, le président de l'UPA Québec Jacques-Cartier, Alain Juneau, écrit que le conseil d'administration est déçu de la décision de la Ville d'opter pour un «plan de développement des activités agroalimentaires» (PDAA) plutôt que pour un «plan de développement de la zone agricole» (PDZA), qu'elle s'était pourtant engagée à réaliser.

«Par cette orientation, la Ville de Québec s'isole par rapport aux autres MRC», déplore M. Juneau dans sa missive datée du 9 juin, ajoutant que cette façon de faire justifiée par des considérations juridiques apparaît porter ombrage à toute l'importance que la Ville doit accorder à la protection de son territoire agricole.

Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, c'est le service du contentieux de la Ville de Québec qui aurait insisté pour qu'on ne parle pas de protection ou de développement de la «zone agricole» dans le PDAA. Pourquoi? Le Soleil a posé la question à la Ville, plus tôt cette semaine, mais n'avait pas obtenu de réponse au moment d'écrire ces lignes.

On sait que le maire Régis Labeaume a plaidé à quelques reprises en faveur du «dézonage» des terres des Soeurs de la Charité, que Cominar a acquises dans l'intention d'y faire du développement domiciliaire. Selon le maire Labeaume, la région de Québec est déjà bien dotée en agriculture urbaine avec ses nombreux jardins communautaires. «C'est une réalité qui existe, ce besoin de cultiver en ville. Et on y répond en bâtissant des jardins communautaires. Et on pense qu'on fait notre bonne part», disait-il en janvier dernier.

Pour le maire Labeaume, le rôle de la Ville de Québec est moins de valoriser ses terres agricoles que de promouvoir l'achat des produits du terroir provenant des régions limitrophes (Côte-de-Beaupré, île d'Orléans, Charlevoix et Portneuf) par l'intermédiaire notamment des marchés publics. «Pour nous, c'est plus aider à la commercialisation des produits agricoles de nos collègues [des MRC environnantes]. C'est davantage ça que l'agriculture comme telle», avait-il déclaré en mars au sujet de l'élaboration d'un PDZA «élargi» aux MRC voisines.

«Ouverture»

En entrevue, plus tôt cette semaine, Alain Juneau a tenu à souligner «l'ouverture» de la Ville. «Elle vient de nous remettre une version améliorée de son document [PDAA] qui répond à l'essentiel des préoccupations des producteurs», a assuré M. Juneau.

À propos de la notion de «zone agricole» qui brille toujours par son absence dans la nouvelle version du PDAA, le président de l'UPA Québec Jacques-Cartier a déclaré qu'«au fond, ce sont les résultats qui sont importants, et je trouve qu'on est sur la bonne voie».

«Il faut se rappeler que jusqu'au 12 avril, la Ville ne voulait pas produire de PDZA pour l'agglomération, mais on a réussi à lui faire comprendre que c'était important qu'il y ait quelque chose pour les agriculteurs. En négociation, c'est du give and take. On a une excellente réception de la Ville, et on a réussi à faire bonifier le document», a dit M. Juneau, rappelant que les agglomérations et les MRC n'ont pas l'obligation de produire de PDZA, «même si c'est fortement recommandé».

L'agglomération de Québec a accepté de se prêter à l'exercice moyennant une aide financière du ministère de l'Agriculture qui couvre une partie des frais.

Il n'a pas été possible de parler au ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis, ou à un représentant de son ministère au sujet du projet présenté par la Ville de Québec. Le conseiller Laurent Proulx, qui est aussi président du conseil d'agglomération de Québec, n'a pas non plus donné suite à notre demande d'entrevue.

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