Nouvelle fromagerie à l'île d'Orléans: les 340 chèvres de M. Gosselin

Dominic Gosselin a choisi de produire ses fromages... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Dominic Gosselin a choisi de produire ses fromages au lieu de vendre la production laitière de ses chèvres, dont ce cheddar nommé Le Blanc Bec qu'il tient dans la main.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Dominic Gosselin ne vendra plus son lait de chèvre à des transformateurs. Il le transformera lui-même en fromage pour le distribuer dans différents points de vente sur l'île d'Orléans.

Crottes de bouc! et Le Blanc Bec, ce ne sont pas ses patois, mais les noms de ses deux premiers fromages, l'un en grains; l'autre, un cheddar doux.

Producteur de lait de chèvre depuis 2009 à Saint-François de l'île d'Orléans, M. Gosselin inaugurait sa fromagerie Les Chèvres de l'île d'Orléans, lundi en conférence de presse.

Le troupeau compte 340 chèvres, dont 240 en production laitière. Si toute la production n'est pas encore utilisée à 100 % pour la fromagerie, ça ne saurait tarder, car le nouveau fromager a l'intention de créer six nouveaux formages au nom des six paroisses de l'île d'Orléans, en commençant par Le Saint-François.

La fromagerie a nécessité des investissements de 400 000 $ et plus de 90 000 $ pour les fosses septiques et le système de traitement des eaux usées.

Avant d'ouvrir sa fromagerie, M. Gosselin avait passé 18 ans à circuler sur les routes du Québec. Lorsqu'il a commencé l'élevage des chèvres, un voisin et ami lui a fortement suggéré de s'occuper de la production de A à Z en créant ses propres fromages.

«Je rêvais depuis longtemps de faire moi-même mon fromage», avoue-t-il. Il a donc pris le temps d'évaluer la question, de produire un plan d'affaires pour le financement avant de procéder à la construction du bâtiment attenant à sa maison. Puis ce fut l'achat des équipements tout en étudiant les techniques de production et de création de ses fromages.

Pas seul dans l'aventure

Il n'est pas seul dans cette aventure, il est épaulé par Isabelle Nieckner, diététiste, qui l'aidera à temps partiel pour le développement des marchés et la commercialisation. En même temps, une stagiaire lui donne un coup de main à la ferme et dans la fromagerie.

«La salle d'affinage est prête, continue-t-il, la production est commencée et les premiers arrivages dans les magasins se feront mercredi [demain].»

Puisqu'il s'agit de fromage frais fabriqué avec du lait récolté la veille, les fromages peuvent se conserver trois semaines dans les emballages sous vide, mais une semaine lorsque l'emballage est ouvert.

Interrogé sur le nouvel accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne, M. Gosselin n'a aucune crainte de voir son marché envahi par des produits français ou européens. «Nous offrons un produit du terroir qui nous distingue de la concurrence étrangère, soutient-il. Mais, sachant que la France a des problèmes de production de fromage de chèvre à cause d'une baisse des cheptels, il est assez évident que les Français devront combler la demande sur leur marché avant de traverser l'Atlantique. En plus, notre produit est frais, alors qu'il faut 10 jours pour le transporter ici en bateau avant de pouvoir le distribuer.»

Si l'aventure tourne bien, M. Gosselin affirme qu'il devra agrandir son cheptel caprin pour produire les six nouveaux fromages pour les six villages de l'île d'Orléans.

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