De l'argent de l'Ontario pour financer l'achat de Savoura

.... (Photo Jean-Marie Villeneuve, archives Le Soleil)

Agrandir

.

Photo Jean-Marie Villeneuve, archives Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) L'acquéreur de l'entreprise Les Serres du Saint-Laurent et de la marque de commerce Savoura a eu recours à du financement provenant d'une société ontarienne pour réaliser son achat.

Au moment où Serres Sagami a mis le grappin sur le producteur de tomates de Portneuf, son président, Stéphane Roy, affirmait que Savoura resterait une entreprise québécoise.

En mars dernier, une opération de sauvetage se mettait en branle pour sauver Les Serres du Saint-Laurent de la faillite. Une volonté de garder l'entreprise dans le giron québécois faisait alors l'unanimité.

Le séquestre, la firme Raymond Chabot, avait retenu cinq offres d'achat, dont celle de Serres Sagami. Une offre qui dépassait par plus de 20 % toutes celles reçues et qui permettait la rétention des 190 employés des Serres du Saint-Laurent. La proposition de Serres Sagami avait donc été retenue par le séquestre et ensuite entérinée par le tribunal.

Au début du mois, La Terre de chez nous révélait que l'achat de Savoura avait été financé à hauteur de 25 millions $ par une entreprise ontarienne fondée peu de temps avant la transaction. Derrière cette entreprise, selon la publication spécialisée, il y a Permian Industries, une société d'investissement spécialisée notamment dans le domaine agricole. L'enquête de La Terre de chez nous montrait également que le président de Permian Industries, Bruce Mitchell, est l'un des administrateurs de Mastronardi Produce, un leader canadien de la production de légumes en serre.

Mise au point

Mercredi, le président de Sagami, Sagami et Biologico, Stéphane Roy, a tenu à mettre les choses au clair.

«L'entreprise est québécoise, les tomates qu'elle met en marché sont produites au Québec et l'objectif demeure d'augmenter la production serricole québécoise.»

Dans un communiqué, il indique que Sagami avait obtenu du financement de source ontarienne en échange d'une participation minoritaire dans l'entreprise.

«Cette information ne pouvait être diffusée jusqu'à maintenant», lit-on dans le communiqué diffusé par l'entreprise. «Il fallait d'abord, au plan juridique, compléter le dépôt des radiations des suretés garantissant toutes les dettes accumulées par Les Serres du St-Laurent. La période de confidentialité étant maintenant terminée, Stéphane Roy insiste pour rappeler que peu importe la structure de l'entreprise, l'important est que Sagami-Savoura-Biologico reste sous contrôle québécois, qu'au-delà de 300 personnes continuent de travailler à la production de tomates sur neuf emplacements à travers le Québec et que l'objectif de l'entreprise est plus que jamais d'augmenter la production au Québec de façon à réduire l'entrée de tomates de l'extérieur sur notre marché», lit-on dans le communiqué.

Requête «farfelue»

Par ailleurs, Stéphane Roy a qualifié de «farfelue» la requête en annulation de contrat déposée par André Gosselin, qui cherche à faire annuler la vente de l'entreprise en raison de la présence d'intérêts ontariens, selon ce que rapportait mardi le Canal Argent.

M. Gosselin est le cofondateur des Serres du Saint-Laurent et faisait partie d'un des groupes d'acheteurs qui avaient soumis des offres au séquestre pour mettre le grappin sur l'entreprise.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer