Un Québec indépendant protègerait mieux nos agriculteurs, estime Martine Ouellet

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Martine Ouellet

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Un Québec souverain protégerait mieux des mécanismes de gestion de l'offre, sur lesquels repose largement notre agriculture, que ne le fait le Canada, avance Martine Ouellet.

La députée de Vachon a poursuivi sa campagne pour la chefferie du Parti québécois en dévoilant son programme pour venir en aide aux agriculteurs. Elle s'est montrée pour le système de gestion qui fait souvent l'objet d'attaques par d'autres pays, lors des rondes de pourparlers commerciaux sur la scène internationale.

«C'est certain qu'à chaque fois qu'il y a des négociations d'accords internationaux, il y a des risques que ces systèmes soient remis en question», a-t-elle mentionné en conférence de presse, mardi. «C'est certain que, si le Québec était indépendant, nous aurions une meilleure garantie de la protection de ces mécanismes.

«Nous ne serions pas représentés par une autre entité qui a souvent d'autres intérêts que ceux du Québec», a-t-elle ajouté. Martine Ouellet ne croit pas que la taille du pays, forcément plus petit que l'ensemble canadien, minimiserait les chances de résister aux pressions.

«Les autres pays ont aussi des mesures de protection de leurs agriculteurs. Que ce soit les États-Unis, que ce soit en France, ils comprennent très bien la volonté que nous avons de maintenir de l'agriculture pour la souveraineté alimentaire.

«Nous pensons que c'est essentiel. Je ne vois pas de difficulté de ce côté. Je pense justement que nous serons plus à même de protéger les secteurs qui sont forts au Québec et qui font une différence par rapport à ce qui a été négocié» entre le Canada et l'Union européenne.

Plus tôt, Mme Ouellet a déclaré que les négociateurs avaient «préféré protéger le boeuf de l'Ouest plutôt que les fromages du Québec. Il faut que le Québec puisse négocier ses propres accords.»

Le programme mis de l'avant par celle qui aspire à la succession de Pauline Marois à la tête du PQ comprend aussi des mesures destinées aux jeunes qui veulent se lancer en affaires dans le domaine agricole. Il prévoit mettre à leur disposition un «capital patient» par des prêts à long terme, consentis par la Financière agricole.

Appel aux militants

Martine Ouellet a commenté l'appel aux militants péquistes de «donner un mandat fort au prochain chef du PQ» à Pierre Karl Péladeau. Il s'agit d'un message lancé sur Twitter par le député Pascal Bérubé, partisan de la première heure de M. Péladeau. «J'ai l'impression que son équipe est inquiète», a rétorqué Mme Ouellet.

«Nous continuons à additionner les appuis», a-t-elle poursuivi en signalant que certains sont de la famille souverainiste, provenant notamment d'Option nationale, de même que du PQ lui-même, des syndicalistes et des péquistes qui avaient endossé Bernard Drainville, qui vient de se retirer de la course à la direction. «Moi, je propose une démarche claire, transparente, assumée» vers la souveraineté.

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