L'industrie de l'érable se porte bien, affirme la Fédération

Paul Rouillard, directeur général adjoint de la Fédération... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Paul Rouillard, directeur général adjoint de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec affirme que l'industrie du sirop d'érable n'est pas stagnante.

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(Québec) Depuis cinq ans, les ventes de sirop d'érable ont grimpé de 9,8 % par année. L'exportation a connu des hausses annuelles de 7,6 %, et le paiement au producteur a augmenté de 8 % par an pour la même période, alors que le prix du produit est stable depuis trois ans, à 2,92 $ la livre.

C'est ce qu'affirmait Paul Rouillard, directeur général adjoint de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ), ajoutant que l'industrie n'était pas stagnante. Il réagissait aux réflexions du professeur Sylvain Charlebois, spécialisé en distribution et en politiques agroalimentaires de l'Université Guelph, en Ontario, pour qui le système de gestion de l'offre dans l'industrie acéricole peut être un frein au développement et à l'innovation, comme il le laissait entendre dans l'édition du Soleil, mercredi.

«Nous dépensons 2 millions $ par année en recherche de nos propres fonds, ce qui fait de 4 à 5 millions $ annuellement avec nos autres partenaires pour la recherche sur les produits de l'acériculture», soutient M. Rouillard. «Je vous donne l'exemple de l'eau d'érable embouteillée qui a mis sept ans en recherche avant d'être commercialisée. C'est une innovation qui est très prisée dans l'ouest du Canada et des États-Unis, et dans plusieurs pays, même si on en voit peu au Québec.»

Et M. Rouillard affirme qu'il se fait de la recherche sur les valeurs nutraceutiques des produits de l'érable financées par la FPAQ. Outre des chercheurs à l'Université Laval et dans un centre de recherche au Japon, la FPAQ est partenaire dans le Centre de recherche, de développement et de transfert technologique acéricole qui a pour mission la recherche scientifique, le développement technologique et le transfert de connaissance de manière à favoriser la croissance de l'industrie acéricole.

Sur la question des quotas, il affirme aussi que les producteurs grands et petits peuvent augmenter leur production au-delà du niveau de contingentement tout en pouvant augmenter le quota jusqu'à 25 % avec le même nombre d'entailles. Selon lui, entre 700 et 800 producteurs ont pu ainsi augmenter la valeur de leur quota depuis trois sans payer 1 $ de plus avec le volet croissance de la Fédération.

Cependant, lorsqu'il s'agit de l'achat d'une érablière, le producteur devra acheter des quotas en conséquence, car ce ne sera pas de la croissance organique de la production avec le nombre d'entailles de son érablière.

Marché de 500 000 entailles

Rappelant que la Fédération est soumise aux décisions de la Régie des marchés agricoles, il dit attendre une réponse favorable pour ouvrir un marché de 500 000 entailles pour l'agrandissement d'érablières existantes et la création de nouvelles productions.

Alors que des producteurs se plaignaient au Soleil de devoir supporter la réserve stratégique de sirop, même si toute leur production était vendue à des acheteurs autorisés, M. Rouillard précise que tous les producteurs participent à la réserve en tant que collectif.

«Les producteurs ont tous été payés pour le sirop jusqu'à l'année 2009, indique-t-il. Pour 2010, ils ont reçu en moyenne 89 % de leurs revenus. Par contre, la réserve a augmenté avec les années record de production de 2013 et de 2014. La réserve compte environ 60 millions de livres actuellement, mais nous avons vendu 10 millions de livres dans les cinq dernières semaines.»

Toutefois, si la saison actuelle est mauvaise selon certaines prédictions à cause d'un printemps tardif et une hausse rapide des températures, la réserve risque de se vider en bonne partie pour fournir les demandes du marché. «On pourrait alors payer les dus de 2010 à 2012», soutient-il.

Quant au marché de l'exportation, M. Rouillard affirme que ce sont les exportateurs travaillant avec les autorités fédérales qui prennent les décisions à propos des pays où sera vendu le sirop d'érable. Parmi les nouveaux marchés qui s'ouvrent à l'or blond du Québec, il note l'Inde et l'Australie.

À son avis, l'industrie ne tourne pas au ralenti bien qu'elle soit soumise aux aléas de la nature et du temps. Les efforts sont mis pour que l'industrie continue sa progression autant dans les recherches de nouveaux débouchés, de nouvelles technologies et des découvertes scientifiques sur l'acériculture et les valeurs sur sirop d'érable.

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