Crabes des neiges et crevettes arrivent avec des prix à la hausse

Les débarquements de crabe ont débuté modérément dans... (Collaboration spéciale Gilles Gagné)

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Les débarquements de crabe ont débuté modérément dans la nuit de jeudi à vendredi et s'accéléreront au cours des prochains jours, avec l'ouverture d'autres zones de pêche.

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Gilles Gagné

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Le Soleil

(Carleton) La pêche du crabe des neiges et de la crevette a débuté cette semaine en Gaspésie, sur la Côte-Nord et au Bas-Saint-Laurent. Les consommateurs de Québec et de l'est de la province pourront donc consommer ces fruits de mer samedi et à Pâques, mais ils doivent s'attendre à payer un peu plus cher.

Cette capture commerciale débute modérément, parce que plusieurs zones de pêche ouvriront plus tard en avril en ce qui a trait au crabe, et que les négociations entre crevettiers et usines du Grand Gaspé ont retardé l'entrée en mer. Les débarquements de crevettes ont donc été concentrés dans les usines de Matane et de Sainte-Anne-des-Monts jusqu'à maintenant.

Le climat des 10 derniers jours a aussi joué, en retardant l'ouverture de certaines zones de pêche et en compliquant la vie des pêcheurs en mer.

Vendredi, Guy Duguay, un crabier de Newport, en Gaspésie, en était encore à transporter des casiers entre son quai de livraison et son lieu de pêche, à l'île d'Anticosti, alors qu'il aurait dû livrer ses premières prises.

«À mon premier voyage de casiers, quand on est venus pour les mettre à l'eau, ils étaient gelés ensemble. On a fini par les dégager, mais c'est très froid et venteux en mer», disait-il.

Avec des prises momentanément limitées, faut-il s'étonner qu'il faille réserver son crabe dans les poissonneries entre Québec et Gaspé?

«On prend les réservations à partir de demain, 8h30», disait vendredi Mario Saint-Martin, de la poissonnerie Les Délices de la mer, du Marché du Vieux-Port de Québec, qui attendait son crabe pour le milieu de la nuit.

Le crabe sera plus cher, du moins en début de saison, par rapport à la moyenne de 2014. Mario Saint-Martin n'osait risquer de prix, tout comme Jérémie Servant, du siège social des Délices de la mer, en Gaspésie. «Lors du premier voyage, les crabiers décident du prix, et ça se stabilise après. Ils ont le gros bout du bâton. Tout le monde attend le crabe», dit M. Servant.

50 cents de plus la livre

À Caplan, en Gaspésie, Maurice Chicoine, de la poissonnerie La Coquille, avait arrêté un prix avant de recevoir son crabe. «C'est 10,50 $ la livre pour le crabe cuit et 6,50 $ pour le vivant. C'est 50 cents de plus qu'en 2014.»

M. Chicoine paie 4 $ la livre au pêcheur, mais il sait que «ça va baisser cette semaine». À Sainte-Thérèse-de-Gaspé, Raymond Sheehan, de l'usine de transformation E. Gagnon et Fils, assure que le prix payé aux pêcheurs devrait se situer sous les 3 $, un seuil dicté par les marchés internationaux.

«Il n'y a rien de décidé encore, mais les usines ont payé le crabe trop cher en 2014. Il y a encore de bonnes quantités de l'Alaska sur le marché. Les Américains vendent au Japon, et le yen a baissé. Ça fait un crabe très cher pour les Japonais [des grands acheteurs] à cause du taux de change, et ils ont baissé le prix de 10 %», dit M. Sheehan.

La dépréciation du dollar canadien de 18 % en un an par rapport à la devise américaine devrait rapporter aux usines québécoises exportant aux États-Unis, mais elle ne compensera pas la baisse du prix payé au Japon. «On a payé 10 % de trop en 2014. Les usines de Terre-Neuve ont fixé le prix à 2,34 $ cette semaine et, historiquement, on paie de 20 à 30 cents de plus», note-t-il.

En ce qui a trait à la crevette, la hausse pourrait être forte. Le prix au détail en Gaspésie s'établit autour de 14 $ et 14,50 $ la livre, 4 $ de plus qu'il y a un an. De très bas inventaires en Amérique du Nord expliquent le phénomène.

Les nouvelles sont bonnes pour les amateurs de homard. La pêche pourrait démarrer le 18 avril en Gaspésie. C'est très tôt, mais les consommateurs pourraient payer plus cher que l'an passé.

«Le marché est très, très fort. Les conditions climatiques ont été dures pour la pêche d'hiver en Nouvelle-Écosse [...] Il n'y a pratiquement pas d'inventaires», note O'Neil Cloutier, du Regroupement des pêcheurs professionnel du sud de la Gaspésie.

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