Grève chez Olymel: les producteurs de porcs inquiets

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Les producteurs doivent faire face à des augmentations des coûts de production, car les porcs qui n'ont pas été envoyés à l'abattoir doivent continuer d'être nourris, occasionnant en même temps un début de surpopulation dans les porcheries.

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(Québec) Les producteurs de porcs sont inquiets à cause de la grève à l'abattoir d'Olymel de Vallée-Jonction depuis le 18 mars. Si la situation est difficile pour les quelque 400 producteurs de la Beauce et de la Chaudière-Appalaches, elle a des impacts négatifs sur l'ensemble de l'industrie du porc déjà fragile.

Après l'embargo de la Russie sur le porc canadien qui avait causé des maux de tête aux transformateurs de porcs, la grève perturbe une fois encore Les Éleveurs de porcs du Québec qui cherche des solutions pour les abattages retardés de plusieurs jours.

Déjà, les producteurs doivent faire face à des augmentations des coûts de production, car les porcs qui n'ont pas été envoyés à l'abattoir doivent continuer d'être nourris, occasionnant en même temps un début de surpopulation dans les porcheries.

«C'est encore plus complexe et inquiétant les effets de la grève que ceux de l'embargo qui touchait d'abord les transformateurs», souligne David Boissonneault, président des Éleveurs de porcs du Québec. «Les producteurs doivent continuer de s'occuper des porcs qui devaient être envoyés à l'abattoir. La nourriture, l'espace pour les loger et l'entretien peuvent facilement coûter dans les 3000 $ par semaine pour une ferme normale.»

Et M. Boissonneault ne compte pas les heures supplémentaires qui s'ajoutent aux pertes hebdomadaires. Des pertes sèches, car elles ne pourront pas être récupérées.

«Le prix du porc n'est pas aussi élevé à ce temps-ci de l'année que durant l'été, continue-t-il. La grève fait très mal aux producteurs de cette région, mais elle a aussi des effets sur tous les autres.»

Redistribution

Pour compenser la fermeture temporaire de l'abattoir Olymel de Vallée-Jonction, toute l'organisation des Éleveurs de porcs tente de redistribuer les porcs à abattre dans les sept autres abattoirs de porcs du Québec sous juridiction fédérale. Ensemble, les huit abattoirs traitaient plus de 90 % de la production porcine au Québec.

«Il faudra entre deux et quatre semaines pour écouler la production et atteindre un équilibre sur le marché», estime M. Boissonneault qui a passé la majeure partie de la journée de lundi à trouver des solutions. «À cause de la semaine de Pâques et du jour férié, il faudra probablement quatre semaines pour tout régler en espérant que les abattoirs puissent faire des heures supplémentaires les soirs et les fins de semaine.»

Dans un contexte de mondialisation où le porc québécois se retrouve en grande partie sur les marchés internationaux, des retards de livraison ne sont jamais une bonne nouvelle pour que les producteurs québécois continuent d'offrir leurs produits à des prix compétitifs.

Les négociations au point mort

L'association des éleveurs de porcs ne prendra pas position dans le conflit. Toutefois, son président, David Boissonneault, souhaite que les parties reprennent les négociations rapidement avec l'aide du conciliateur.

«Peu importe l'endroit au Québec, lorsqu'il y a une grève dans un abattoir, c'est toute la filière de production et de transformation qui est affectée», continue M. Boissonneault. «La région touchée par le conflit est l'une des plus importantes en nombre de producteurs. Les effets comme les inquiétudes sont importants.»

Du côté de la direction d'Olymel, la situation est au point mort depuis que les dernières offres patronales ont été rejetées par une majorité de 91 %, le 18 mars.

Quant au Syndicat des travailleurs d'Olymel Vallée-Jonction-CSN (STOVJ), on rappelle que les travailleurs sont toujours disposés à reprendre les négociations. Des tentatives de rapprochement devraient avoir lieu plus tard cette semaine.

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