Olymel Vallée-Jonction: l'offre «finale» rejetée

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En l'absence d'une entente, la grève générale se poursuit à l'usine de Vallée-Jonction.

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(Québec) La direction d'Olymel est déçue de la décision des travailleurs de l'usine de Vallée-Jonction de poursuivre la grève générale après avoir rejeté jeudi les offres patronales dites finales dans une proportion de 91,2 %.

Olymel s'est dite prête à continuer de négocier avec l'aide du conciliateur dans le cadre global de rémunération proposée en effectuant des aménagements. Le syndicat souhaite aussi un retour à la table de négociations.

Les détails de l'offre du 18 mars ont été présentés aux 841 membres présents sur 940 travailleurs. «Les membres du syndicat ont décidé de rejeter cette offre malgré les menaces à peine voilées de l'employeur de réduire ou de mettre un terme aux activités de l'usine d'Olymel Vallée-Jonction», indiquait le Syndicat des travailleurs d'Olymel Vallée-Jonction-CSN dans le communiqué diffusé en fin d'après-midi jeudi.

Selon Martin Maurice, président du syndicat, les membres ont décidé de résister aux pressions de l'employeur. «À chaque négociation, nous faisons face à ce type de menaces qui visent à miner le moral des travailleuses et des travailleurs. Nous avons décidé de nous tenir debout et d'être solidaires face à l'employeur, pour lui faire comprendre que ses dernières offres ne nous conviennent pas», soutient-il.

Offres patronales

Olymel affirme que les demandes syndicales sont exagérées et qu'elle n'a fait aucune menace de fermeture. Elle offrait des augmentations de 1,7 % par année pour les trois prochaines années en plus de consentir à d'autres bonifications à incidence pécuniaire comme des reclassements et des montants forfaitaires à la signature variant entre 555 $ et 3000 $ selon les années d'ancienneté.

Les travailleurs, lors de la négociation de 2007, estiment avoir perdu près de 40 % de leurs revenus globaux. Olymel soutient que la baisse était plutôt de 23 % de la rémunération globale.

Lors du dépôt des demandes salariales, Olymel a évalué qu'elles étaient exagérées, car «pour la première année d'une nouvelle convention cela représentait une hausse de 37 % de la masse salariale, ce qu'aucune entreprise ne peut se permettre».

Pour la partie patronale, les offres déposées auraient fait en sorte que les salaires des employés de Vallée-Jonction se situeraient à un taux de 14 % plus élevé que les salaires chez les concurrents. Si la grève dure encore, Olymel craint de perdre des contrats d'approvisionnement qui seront difficiles à retrouver.

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