Accaparement des terres agricoles: Pangea n'a pas convaincu le PQ

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L'entreprise Pangea définit comme une entreprise qui s'adjoint comme partenaires des agriculteurs dans la production céréalière. Mardi, en commission parlementaire sur l'accaparement des terres agricoles, son plaidoyer n'a pas convaincu le Parti québécois que le concept est bénéfique pour le monde agricole.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) «Je suis loin d'être un spéculateur. Je ne passe pas mes journées devant un écran à regarder les cours de la Bourse. Je développe l'agriculture. Je m'assois sur mon tracteur. Je cultive mes terres et j'aide les jeunes de la relève agricole.»

Serge Fortin, directeur général de la firme Pangea, y est allé de cette entrée en matière pour se présenter à la commission parlementaire sur l'accaparement des terres agricoles. Son plaidoyer n'a pas convaincu le Parti québécois que le concept est bénéfique pour le monde agricole.

Pangea se définit comme une entreprise qui s'adjoint comme partenaires des agriculteurs dans la production céréalière. Selon le modèle d'affaires, et la firme et le cultivateur conservent leurs terres; les profits sont partagés en conséquence; la société met en commun équipement et intrants; et l'agriculteur a le dernier mot pour la mise en valeur.

Serge Fortin a profité de son passage pour défendre une firme qui a notamment été attaquée par l'Union des producteurs agricoles pendant les deux jours de l'examen par les élus. Le dirigeant a soutenu vouloir «déboulonner des mythes». «Nous ne sommes pas un fonds d'investissement», a-t-il plaidé. Il a insisté sur sa «passion» pour l'agriculture en tant que descendant d'une longue lignée d'artisans dans le domaine. «Définitivement, nous sommes des agriculteurs.»

M. Fortin a nié que l'achat de terrains cultivables par Pangea fasse monter les prix. Ce phénomène est mondial, mais sa firme n'achète qu'après s'être assuré, en ayant recours à deux évaluations, qu'elle paie le juste prix.

Le directeur général a aussi soutenu que les «coentreprises» qui ont pris racine ces dernières années dans plusieurs régions du Québec sont une solution pour les jeunes qui veulent se lancer dans le domaine. Le «modèle peut aider à diminuer le risque» et nécessite moins de capitaux pour la relève. Il a d'ailleurs souligné que 50 % des partenaires ont moins de 35 ans dans un monde rural vieillissant.

Pangea se refuse à concurrencer des exploitants en opération, quitte à déchirer une offre à un propriétaire qui veut vendre, a aussi avancé M. Fortin. Il a cofondé Pangea avec l'homme d'affaires Charles Sirois. Ce dernier n'exploite pas les champs, mais son objectif est de «créer des entrepreneurs».

Le député André Villeneuve (Berthier) est ressorti de l'audition avec le sentiment «qu'il n'a pas levé les inquiétudes» face à Pangea. L'élu du Parti québécois n'a pas voulu qualifier le modèle de fonds d'investissement. «Ce que je sais, c'est que c'est une organisation qui achète des terres en grandes quantités.

«Elle s'accapare des terres et entre en compétition directe avec la relève. Et pas juste avec la relève. [Pangea] le fait aussi avec des agriculteurs qui veulent prendre de l'expansion», a-t-il soutenu.

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