Terres des Soeurs de la Charité: la liste des opposants s'allonge

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Plusieurs participants à la Fête des semences de l'Université Laval ont signé la pétition.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) La pétition pour empêcher les terres cultivables des Soeurs de la Charité à Beauport de devenir le lieu d'un important développement immobilier porte ses fruits. Du moins, ses instigateurs souhaitent qu'elle fasse reculer le promoteur et la Ville de Québec.

Le vaste terrain de quelque 200 hectares a été cédé à la fin 2014 à l'homme d'affaires Michel Dallaire. Le profit de la vente des quelque 6500 unités d'habitation prévues sera retourné à la communauté religieuse et à des oeuvres caritatives. 

Malgré le bien-fondé apparent de l'opération, plusieurs citoyens y voient là le sacrifice de terres cultivables parmi les meilleures. C'était d'ailleurs le sujet du jour à la Fête des semences à l'Université Laval, hier, où un kiosque avait été réservé pour signer la pétition.

Parmi eux, le voisin de l'ancien domaine de soeurs, Nicolas Bédard, dont la famille cultive la terre à cet endroit depuis trois générations. «Disons-le, nous ne sommes pas contre Cominar [Michel Dallaire] ou contre les Soeurs. Nous croyons simplement que ce n'est pas la place pour faire ce genre de développement à cause de la qualité de la terre», lance-t-il.

Jusqu'à présent, environ 3000 personnes partagent son point de vue, peut-être plus. Ils sont 2200 à avoir signé la pétition en ligne petitions24.net/sauvegardons. C'est sans compter les copies papier qui circulent.

Dimanche, plusieurs participants à la Fête des semences, pour la plupart déjà sensibilisés à la cause de l'agriculture urbaine, ont paraphé le document.

Faire la différence

M. Bédard croit que la multiplication des voix qui s'opposent au projet peut faire la différence. «C'est sûr que la "game" est politique. Nous avons trouvé des appuis et nous comptons nous en servir», lance-t-il, refusant d'en dire plus sur l'identité de ces appuis. Chose certaine, le puissant lobby de l'Union des producteurs agricoles s'est déjà prononcé en faveur de la sauvegarde des terres patrimoniales, tout comme le Conseil régional de l'environnement de la Capitale-Nationale

À l'autre bout du spectre, la Ville de Québec a donné son appui au projet de développement immobilier. Cependant, pour que le projet se réalise, la Commission de protection du territoire agricole doit donner son feu vert en acceptant le dézonage des terres. Un processus long qui pourrait être profitable aux opposants.

«Je pense que le temps joue en notre faveur, lance M. Bédard. Les gens de ma génération ont davantage la conscience de protéger ces terres. Ce sont eux les décideurs de demain. Quand viendra le temps de faire les choix, ce sera le bon, je crois.»

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