«Climat de terreur» dans les Tim Hortons de Sept-îles

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Le Syndicat des Métallos fera son entrée dans les quatre restaurants Tim Hortons de Sept-Îles.

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Fanny Lévesque

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Le Soleil

(Sept-Îles) La syndicalisation des quatre Tim Hortons de Sept-Îles ne semble pas vouloir se faire sans heurts. L'employeur ferait régner «un climat de terreur» depuis l'accréditation syndicale des deux premiers restaurants au début du mois, dénonce le syndicat des Métallos, qui représente la centaine de nouveaux membres.

Selon le syndicat, les conditions de travail des salariés de Sept-Îles se sont détériorées en quelques semaines. Les travailleurs n'auraient même plus le droit de boire de l'eau ou d'aller aux toilettes lorsqu'ils sont à leur poste. Les employés ayant le plus d'ancienneté auraient aussi vu leur nombre d'heures de travail réduites, rapportent les Métallos. 

«C'est illégal», s'insurge le représentant syndical, Gilles Ayotte, rappelant que le Code du travail impose un gel des conditions à partir du dépôt d'une requête en accréditation, jusqu'à ce qu'une première convention collective soit conclue. «C'est plate pour ces employés-là, ce ne sont pas des jobs faciles, a-t-il poursuivi. Se faire harceler juste parce qu'ils veulent faire valoir leurs droits, on ne peut pas s'empêcher de dénoncer ça.»

Les Métallos reprochent également à l'employeur de faire de «l'ingérence dans les affaires syndicales» puisque le conjoint de la propriétaire de deux établissements aurait été embauché en décembre, au moment même du début des démarches d'accréditation. Selon le syndicat, celui-ci se serait présenté à l'assemblée syndicale en disant vouloir se présenter à titre de président du syndicat. 

Trois griefs ont déjà été déposés à la Commission des relations du travail, selon ce que confirment les Métallos, en lien avec ces «manoeuvres d'intimidation visant à décourager les nouveaux syndiqués». Une plainte viserait également le congédiement d'une employée enceinte, souligne M. Ayotte. 

Étonnement

Les Métallos se disent étonnés de «l'attitude revancharde» de l'employeur, une chaîne bien établie à Sept-Îles. «Nous, on allait négocier de bonne foi pour régler des problèmes de plancher et d'horaires, des choses comme ça, pour s'assurer que la vie soit juste et égale pour tout le monde, comme on fait dans toutes les boîtes», déplore M. Ayotte. 

La propriétaire des deux Tim Hortons visés n'a pas retourné nos demandes d'entrevue, tout comme le siège social, situé en Ontario. Les deux autres restaurants ont été accrédités plus tard en février. Les quatre établissements appartiennent au même groupe. Un seul autre Tim Hortons, à Longueuil, est syndiqué au Québec.

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