Transfert de fonctions de la CPTAQ vers les MRC: les agronomes sur leurs gardes

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Citant l'exemple du changement potentiel de vocation des terres des Soeurs de la Charité de Beauport, le président de l'Ordre des agronomes, René Mongeau, souligne que la concurrence entre le développement urbain et l'agriculture est intense dans les régions centres, où la demande pour l'espace est exacerbée.

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(Québec) L'Ordre des agronomes du Québec s'inquiète de l'éventualité d'un transfert de fonctions de la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) vers les municipalités régionales de comté (MRC).

Dans une lettre ouverte publiée aujourd'hui sur notre site Internet (http://goo.gl/XDf3OY), le président de l'Ordre, René Mongeau, écrit qu'il est fondamental que des mécanismes démocratiques et indépendants assurent l'équité entre les intérêts de diverses parties, comme cela prévaut à la CPTAQ. 

Citant l'exemple du changement potentiel de vocation des terres des Soeurs de la Charité de Beauport, M. Mongeau souligne que la concurrence entre le développement urbain et l'agriculture est intense dans les régions centres, où la demande pour l'espace est exacerbée. 

«Dans la perspective d'un transfert de responsabilité de la gestion du territoire agricole, il y a un risque accru d'influences de la part de développeurs envers les municipalités, toujours en quête d'un accroissement et d'une diversification de leurs sources de revenus», écrit M. Mongeau, qui s'interroge par ailleurs sur la capacité d'assurer le même haut niveau de compétence dont fait preuve la CPTAQ dans l'éventualité d'un transfert de fonctions vers les MRC.

Le Soleil a tenté de s'enquérir des intentions du ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis, quant à l'avenir de la CPTAQ, sans succès. 

Selon ce que rapportait le journal La Terre de chez nous le mois dernier, le Parti libéral aurait formulé des propositions à la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles en vertu desquelles les MRC se verraient confier des responsabilités relevant présentement de la CPTAQ.

«vitrine extraordinaire»

En entrevue au Soleil, le président de l'Ordre des agronomes a préféré ne pas prendre position sur le dossier controversé des terres des Soeurs de la Charité. «Il y a des enjeux là qui débordent notre mission», a-t-il expliqué. 

René Mongeau a néanmoins souligné le modèle de la Ville de Longueuil, qui a mis sur pied un projet visant le déploiement d'une agriculture durable sur son territoire et la remise en culture des terres en friche. 

«C'est sûr que les terres des Soeurs de la Charité, c'est une vitrine extraordinaire pour l'agriculture et pour la Ville de Québec. Il y a une option là qui est aussi intéressante pour une ville que son développement industriel, commercial ou résidentiel», croit M. Mongeau.

De façon plus générale, l'agronome rappelle que les sols québécois à haut potentiel et propices à l'agriculture (les terres des Soeurs de la Charité en sont) ne représentent que 2 % du territoire.

«Toute disparition ou transformation est définitive. Chaque hectare de bon sol perdu représente une baisse de notre autonomie alimentaire. Il s'agit d'une perte nette pour notre société», écrit M. Mongeau dans sa lettre ouverte.

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