De l'espoir pour sauver une succursale Jardin Mobile à Québec

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Dans son plan de restructuration, le Groupe Épicia maintient en vie quatre succursales Le Jardin Mobile dans la capitale. Celle du 2700, chemin Sainte-Foy est fermée.

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(Québec) Les unes après les autres, les succursales Le Jardin Mobile ferment leurs portes à Québec et à Lévis. Des 11 dont la condamnation avait été prononcée le 9 janvier, il n'en reste plus qu'une seule qui accueille les clients, soit celle du 4145, de la 1re Avenue, à Québec.

Le Groupe Épicia - qui s'est placé sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité dans le but de faire une proposition à ses 636 créanciers à qui il doit 22,8 millions $ - n'écarte pas la possibilité qu'une des succursales Le Jardin Mobile, et pas nécessairement celle de la 1re Avenue, évite la fermeture.

«Nous sommes en discussions avec quelqu'un qui voudrait reprendre le magasin et l'opérer», indique le président par intérim du Groupe Épicia, Michel Charlebois. «Nos échanges, je dois l'avouer, ne sont pas encore très avancés.»

Au cours des derniers jours, deux des fruiteries du Groupe Épicia qui devaient cesser leur opération ont eu la vie sauve. Il s'agit du Jardin du Mont (Granby) et du Marché Végétarien (Victoriaville).

Dans le cas du Jardin du Mont, le Groupe Épicia en est venu à une entente avec le propriétaire de l'immeuble abritant la fruiterie. «Une entente qui fait en sorte que ça devient viable au chapitre des coûts d'opération», explique Michel Charlebois.

À Victoriaville, le Groupe Épicia s'est entendu avec le boucher qui exploitait son commerce à l'intérieur du Marché Végétarien pour qu'il prenne en charge l'ensemble des opérations du magasin. «Il opère le magasin, et nous assurons son approvisionnement. Il y a longtemps que nous réfléchissions à l'idée d'accorder des franchises à des opérateurs. La situation actuelle dans laquelle nous nous trouvons nous oblige à être créatifs et à revoir notre modèle d'affaires», indique M. Charlebois. Il précise qu'à Québec, le Groupe Épicia travaillait à partir des deux scénarios, soit la conclusion d'une nouvelle entente avec les propriétaires immobiliers, soit l'octroi d'une franchise à un exploitant indépendant.

Rappelons que dans son plan de restructuration, le Groupe Épicia n'a maintenu en vie que quatre succursales dans la capitale, celles des Halles Le Petit Quartier, des Halles de Sainte-Foy, du 3400, rue de La Pérade et du 625, boulevard Lebourgneuf.

Pour ce qui est de la succursale Le Jardin Mobile de la 1re Avenue, elle demeurera ouverte tant et aussi longtemps que l'inventaire le justifiera et qu'il y aura suffisamment de personnel pour servir les clients.

Par ailleurs, le Groupe Épicia, en collaboration avec Emploi-Québec, a mis sur pied un comité d'aide au reclassement des 400 personnes qui ont perdu leur gagne-pain ou qui le perdront d'ici la fin de l'opération de restructuration de l'entreprise. «Nous avons aussi entrepris des démarches avec nos concurrents du secteur du commerce de détail de l'alimentation pour les inciter à faire appel à nos ex-travailleurs», souligne Michel Charlebois.

Créanciers

Par ailleurs, ce dernier a assuré que les vacances et les salaires des employés mis à pied «seront payés à 100 %».

Dans la liste des créanciers garantis, il apparaît une somme de 851 433 $ pour le versement des vacances des employés. Dans celle des créanciers non garantis, on trouve un magot de 1,4 million $ pour les indemnités de départ. Il s'agit de la somme que l'employeur devrait verser si tout son personnel touché par la fermeture des fruiteries avait été licencié au moment du dépôt de l'avis d'intention de faire une proposition aux créanciers.

Étant donné que plusieurs employés ont travaillé ou travailleront deux, trois et quatre semaines de plus - et qu'ils seront payés rubis son l'ongle pour cette période -, le montant de la créance non garantie sera évidemment inférieur à 1,4 million $

Est-ce que les employés toucheront la totalité du solde des indemnités de départ? Ça dépendra de la proposition que le Groupe Épicia fera à ses créanciers.

Des 22,8 millions $ que doit l'entreprise, 11,2 millions $ vont à des créanciers garantis, dont 10,4 millions $ à la Banque Nationale.

Les créanciers non garantis sont nombreux. 625 pour être précis. Parmi eux, plusieurs PME agroalimentaires, dont Aliments Krispy Kernels (14 700 $), Biscuits Leclerc (3700 $), Fromagerie Bergeron (11 000 $), Laiterie Charlevoix (4500 $), Maison Orphée (27800 $), Microbrasserie Archibald (23 500 $), Nutra-Fruit (9200 $) et Productions horticoles Demers (61 100 $)

La compagnie doit aussi 2,8 millions $ à Fondaction et des sommes de 550,290 $ et de 505,714 $ à deux distributeurs de fruits et de légumes, Courchesne et Larose et Canadawide.

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