Longues listes d'attente pour les jardins communautaires à Québec

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La popularité de l'agriculture en milieu urbain ne se dément pas à Québec, tant dans les 24 jardins communautaires administrés par la Ville que dans ceux gérés par des organismes sur son territoire.

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(Québec) La Ville de Québec est-elle bien garnie en jardins communautaires, comme le soutient le maire Régis Labeaume? Rien n'est moins sûr alors que dans les 12 jardins des quartiers centraux, près de 400 personnes attendent dans l'espoir de dénicher leur petit carré où faire pousser des légumes en ville.

La popularité de l'agriculture urbaine ne se dément pas. Selon des chiffres fournis par la Ville de Québec, 378 citoyens figurent sur une des listes d'attente des 12 jardins communautaires municipaux dans la haute ville, la basse ville, Limoilou et Saint-Sauveur.

Le jardin communautaire des Franciscains, rue du Père-Hiral, compte par exemple à lui seul 119 noms en attente pour 58 lots disponibles.

Ces chiffres ne représentent que la moitié des 24 administrés par la Ville de Québec sur son territoire.

Or, lundi, le maire de Québec a estimé que la Ville répondait suffisamment au besoin. «C'est une réalité qui existe, ce besoin de cultiver en ville. Et on y répond en bâtissant des jardins communautaires. Et on pense qu'on fait notre bonne part», a-t-il déclaré.

Le maire était alors questionné sur un potentiel dézonage des grandes terres des Soeurs de la Charité pour construire d'ici une quinzaine d'années un imposant développement immobilier du Groupe Dallaire.

L'Union des producteurs agricoles a lancé une «mobilisation citoyenne» sur Internet afin d'empêcher un tel dézonage. Mais M. Labeaume estime que le dézonage et la construction est la meilleure option pour la Ville.

Éducation à la terre

En plus des 24 jardins communautaires municipaux, Québec compte aussi sur son territoire des jardins collectifs et communautaires appartenant à des organismes.

Là encore, la popularité de l'agriculture en milieu urbain ne se dément pas, explique Guillaume Simard, coordonnateur du volet Ateliers à la terre du centre Jacques-Cartier.

Ce jardin collectif est justement situé avenue d'Estimauville, tout près des terres des Soeurs de la Charité. «Ça se remplit vite, on ne manque pas de monde et depuis quelques années, on voit l'importance de bien se nourrir», explique M. Simard.

Car si certains jardins se veulent davantage un «loisir», des jardins collectifs comme les Ateliers à la terre visent la sécurité alimentaire en fournissant à ses membres, dont des familles plus démunies, des paniers contenant l'équivalent de 15 $ à 45 $ d'aliments frais par saison. Chaque participant paye 30 $ par été et reçoit un panier en échange de chaque journée passée à collaborer à l'entretien du jardin. Le lot de 16 000 pieds carrés produit l'équivalent d'environ 15 000 $ de denrées par été, explique Guillaume Simard.

Le centre Jacques-Cartier en profite aussi pour fournir trucs et conseils, notamment pour éviter le gaspillage. Cette vocation prouve que jardiner en ville n'est pas qu'une coquetterie, dit-il. 

«Ce n'est pas un luxe de gens branchés et cool», illustre M. Simard, désireux de défaire certains préjugés. «Ça va plus loin, on parle d'accès à une saine alimentation à faible coût.»

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