Rue du Vignoble: des agriculteurs inquiets

Déjà sous pression, la famille Proteau, dont la... (Photothèque Le Soleil)

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Déjà sous pression, la famille Proteau, dont la ferme ancestrale est située au nord-est des terres des Soeurs de la Charité, anticipe une nouvelle hausse de leur compte de taxes, lui qui a déjà augmenté de près de 1000 % en 2013.

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(Québec) L'achat de terres agricoles appartenant aux Soeurs de la Charité par l'homme d'affaires Michel Dallaire pourrait bien être le coup fatal porté contre deux groupes d'agriculteurs toujours actifs rue du Vignoble, tout près des terrains des religieuses où sera érigée une «miniville».

Déjà sous pression, la famille Proteau, dont la ferme ancestrale est située au nord-est des terres des Soeurs de la Charité, anticipe une nouvelle hausse de leur compte de taxes, lui qui a déjà augmenté de près de 1000 % en 2013. «On est après nous étouffer tranquillement», déplore l'un des copropriétaires, Charles Proteau, qui tient la ferme avec son frère André et sa soeur Marie-Hélène.

Cette année-là, les Proteau avaient vu leur compte de taxes passer de 2200 $ à 23 500 $, conséquence directe de la spéculation liée à l'achat de terres dans leur secteur. Les acquéreurs, qui ont déboursé plus de 15 fois le prix d'évaluation, espèrent un changement de zonage pour pouvoir rentabiliser leurs investissements.

Avec le projet de Michel Dallaire, il craint un nouveau cycle de spéculation. «Fort probablement que nos taxes vont augmenter», a-t-il dit en entrevue au Soleil.

Après avoir envoyé le vertigineux compte de taxes de 2013, et devant le tollé causé par «l'expropriation déguisée» dénoncée par les agriculteurs, la Ville de Québec s'était engagée à trouver «des arrangements» pour minimiser l'effet de cette augmentation. Mais selon les Proteau, la Ville de Québec a depuis reculé.

Se trouvant maintenant devant un projet immobilier d'envergure rarement vue, soit 6500 unités d'habitation, M. Proteau ne croit pas qu'il aura l'écoute du maire de Québec, Régis Labeaume. «Ils [les élus] se foutent bien de nous autres. Le maire est trop fort, il a son idée.»

Malgré un avenir qu'il qualifie d'incertain, Charles Proteau sera auprès de son troupeau de vaches dès 4h ce matin.

Il espère maintenant que le ministère de l'Agriculture et que l'Union des producteurs agricoles pourront lui venir en aide, à lui et son homologue agriculteur Armand Lortie, qui exploite également une ferme rue du Vignoble.

«On reste optimistes. Le changement de zonage, ça peut prendre plusieurs années...»

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