Malgré l'embargo russe, le porc québécois s'en tire bien

Avant l'embargo russe du mois d'octobre, la Russie... (Shutterstock, Nenov Brothers Images)

Agrandir

Avant l'embargo russe du mois d'octobre, la Russie était le deuxième plus grand importateur de porc québécois. La majorité de cette production a depuis été rachetée par des importateurs aux États-Unis et dans d'autres marchés dans le monde.

Shutterstock, Nenov Brothers Images

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) L'année 2014 qui se termine sera des plus profitables pour l'industrie du porc au Québec, malgré l'embargo de la Russie sur le porc canadien. Et l'année 2015 s'annonce aussi bonne, soutient David Boissonneault, président de l'Association des éleveurs de porcs du Québec.

Avec la diminution des prix des grains, notamment du maïs, les coûts de production ont diminué alors que les prix de vente du porc se sont maintenus. À la suite de la sécheresse de 2012, leur coût de production était en hausse en même temps que la valeur élevée du dollar canadien nuisait à l'exportation vers les États-Unis, le principal acheteur du porc québécois.

Puisque les prix pour les producteurs se maintiennent, que la crise de la diarrhée porcine a fait des ravages aux États-Unis et que la valeur du dollar canadien est plus faible que celui des voisins du Sud, il semble non seulement que les producteurs feront des profits, mais personne ne devrait avoir besoin de l'assurance de stabilisation des revenus cette année. Au contraire, les éleveurs de porcs contribueront plus que jamais au fonds de l'assurance.

Bien que ce secteur de l'agriculture soit touché par des soubresauts, l'embellie devrait durer un bon bout de temps. M. Boissonneault souligne que le porc est le type de viande le plus vendu au monde et que la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) prévoit une croissance annuelle de la demande de 2 % par année pour les 10 prochaines années.

Rappelant que l'industrie du porc au Québec représente 24 000 emplois, M. Boissonneault précise qu'elle est un apport de 2,5 milliards $ dans le produit intérieur brut du Québec. Au moins 70 % de la production est vendue à l'étranger, principalement aux États-Unis, au Japon et en Chine, ce qui représente des ventes de 1,5 milliard $.

Avant l'embargo russe du mois d'octobre, la Fédération de Russie était le deuxième importateur en importance du porc québécois. «Pendant une certaine période, il a fallu travailler toute la logistique pour détourner le porc québécois sur les cargos en mer vers d'autres marchés que celui de la Russie», continue M. Boissonneault. La majorité de cette production a été rachetée par des importateurs aux États-Unis et dans d'autres marchés dans le monde.

«Il faut que les Québécois soient fiers de cette industrie», affirmait-il lundi au moment où la Semaine du porc s'amorce dans la capitale. «Le porc produit ici fait partie des meilleures viandes de porc au monde à cause de nos techniques de production. Au fil des ans, nous avons amélioré nos performances, diminué notre impact en termes de carbone et de notre utilisation d'eau. Nous sommes même la seule production mondiale à avoir été retenue pour participer au projet de responsabilité sociale de la FAO avec des indicateurs de développement durable et d'amélioration des pratiques.»

Porc Show à Québec

Avec le Porc Show qui s'ouvre au Centre des congrès de Québec aujourd'hui avec plus de 800 participants, et avec la Semaine du porc à Québec regroupant une vingtaine de restaurants, l'Association des éleveurs de porcs met ainsi en action son plan stratégique de fierté avec ses partenaires de l'industrie que sont les abattoirs, la Coop fédérée et les distributeurs.

«Au fil des ans, nous avons travaillé à l'amélioration de la cohabitation entre les éleveurs de porcs et la population avec des techniques pour la réduction du phosphate et des odeurs pour l'épandage du lisier dans les champs, insiste M. Boissonneault. Nous continuons nos efforts pour nous améliorer constamment. Les Québécois comme les éleveurs doivent être fiers, non seulement parce que nous participons au développement régional, mais parce que nous contribuons aussi à la santé économique de toute la province.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer