Crevette gaspésienne: Marinard intéresse des Danois

Marinard transforme bon an mal an entre 12... (Collaboration spéciale Geneviève Gélinas)

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Marinard transforme bon an mal an entre 12 et 15 millions de livres de crevettes.

Collaboration spéciale Geneviève Gélinas

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Geneviève Gélinas

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Gaspé) Les actionnaires de Pêcheries Marinard, l'usine gaspésienne de transformation de crevettes, négocient avec Whitecap, une entreprise de Terre-Neuve membre d'un groupe danois, dans le but de leur céder une partie de leur propriété.

Marinard emploie 200 personnes à Rivière-au-Renard et transforme bon an mal an entre 12 et 15 millions de livres de crevettes pêchées dans le golfe du Saint-Laurent. Une fois cuites et décortiquées, elles sont exportées en majorité vers l'Europe.

L'un des actionnaires, Roch Lelièvre, confirme que des négociations sont en cours avec Whitecap International Seafood Exporters, mais aussi avec d'autres intérêts «du Canada et de l'étranger». Il insiste pour qualifier les négociations «d'embryonnaires».

Les actionnaires gaspésiens demeureraient en place et majoritaires, mais il y aurait un partage des actions, explique M. Lelièvre. «Il n'y aura pas de contrôle étranger», dit-il.

Le directeur général de Marinard, Pascal Noël, indique qu'il pourra donner plus de détails sur la «future transaction» en janvier.

Selon des acteurs du milieu contactés par Le Soleil, il ne resterait que des détails à régler.

Pêcheries Marinard appartient actuellement à des Gaspésiens, soit les industriels de la transformation E. Gagnon et fils, Roch Lelièvre et son entreprise Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan, ainsi que les pêcheurs Onil et Réal Bond.

«Le danger, ce serait que le Québec perde une forme de mainmise dans la transformation de la crevette», commente le directeur général de l'Office des pêcheurs de crevette du grand Gaspé, Sylvain Samuel. «On deviendrait plus dépendants, plus susceptibles de subir une rationalisation ou une concentration de la production dans leurs usines [hors Gaspésie].»

«Je ne pense pas que ça va changer quelque chose aux opérations», estime pour sa part Jean-Paul Gagné, directeur général de l'Association québécoise des industriels de la pêche (AQIP). «Le marché est bien établi dans la crevette cuite et décortiquée. On s'attend à une continuité.»

Au Québec, la majorité des usines de produits de la mer appartiennent à des intérêts de la province. Toutefois, la danoise Royal Greenland possède Fruits de mer de l'Est, à Matane. L'usine Renaissance des Îles (anciennement Cap sur mer) a été achetée l'an dernier par la néo-brunswickoise L. A. Trading.

Selon Roch Lelièvre, une transaction servirait à «aller plus loin» pour Marinard. «Ce sont des gens dans le domaine qui ont une possibilité d'approvisionnement extérieur [en crevettes]», note-t-il.

Cet automne, Marinard a transformé environ 340 000 livres de crevettes pêchées au large de l'Oregon pour faire des tests. Depuis plusieurs années, Marinard caressait ce projet afin d'allonger sa saison qui dure de 20 à 25 semaines. «Ça pourrait compléter des parts de marché ou pallier d'éventuelles baisses de quotas», indique Pascal Noël.

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