Commission Robillard: «ignorance totale» de la réalité des agriculteurs

Marcel Groleau, président de l'UPA, s'est dit «abasourdi»... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Marcel Groleau, président de l'UPA, s'est dit «abasourdi» par les recommandations énoncées par le groupe de travail et soutient qu'une telle mesure fragiliserait l'industrie agricole.

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(Québec) Le président de l'UPA «abasourdi» par les recommandations sur l'assurance des revenus agricoles.

La Commission de révision permanente des programmes fait preuve «d'une ignorance totale» de la réalité des agriculteurs québécois en proposant au gouvernement de les laisser assumer seuls la prime de risque sur leur assurance de stabilisation des revenus, selon l'Union des producteurs agricoles (UPA).

Dans son rapport présenté dimanche, la commission «recommande de revoir complètement le programme [d'assurance stabilisation des revenus agricoles] et de le refonder sur les bases d'un véritable système d'assurance, dans lequel les assurés assument la totalité de la prime de risque».

Le programme, géré par la Financière agricole du Québec, garantit un revenu net positif aux producteurs notamment en cas d'instabilité du marché. En retirant son financement, Québec pourrait économiser 300 millions $, croit le groupe de travail.

Marcel Groleau, président de l'UPA, s'est dit «abasourdi» par les recommandations énoncées par le groupe de travail et soutient qu'une telle mesure fragiliserait l'industrie agricole. «C'est faire preuve d'une ignorance totale des risques que doivent rencontrer les producteurs», a-t-il tranché. Il estime que les pistes de solutions avancées par Mme Robillard laisseraient les entreprises agricoles à elles-mêmes devant les nombreux aléas du marché.

Selon M. Groleau, certains secteurs d'activités plus instables, comme l'industrie bovine, pourraient subir les conséquences d'une telle recommandation. La logique voudrait que plus il y a de risque, plus les primes d'assurance soient élevées pour les agriculteurs. Certains producteurs pourraient devoir cesser leurs activités, faute de soutien du gouvernement pour assumer le risque, a-t-il avancé.

Il ajoute également qu'un «signe de désinvestissement» pourrait avoir des impacts négatifs sur la confiance des créanciers.

M. Groleau s'est par ailleurs dit étonné des chiffres soulevés dans le rapport Robillard. Selon lui, les transferts budgétaires à la Financière agricole du Québec ne seraient pas de 630 millions $ mais bien de 598 millions $. «Ça donne une idée du reste de l'analyse...»

Le président de l'UPA ajoute que son organisation, en collaboration avec la Financière agricole et le ministère de l'Agriculture (MAPAQ) - «les trois entités qui connaissent le mieux le secteur agricole» -, planchaient sur un autre rapport visant à maximiser l'attribution des ressources dans le milieu agricole. «La commission [Robillard] était au courant. Elle aurait dû attendre les propositions du comité.»

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