Bas-Saint-Laurent: une première terre agricole visée par Pangea

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L'entreprise Pangea souhaite s'implanter dans la municipalité de Saint-André-de-Kamouraska. Le modèle de la montréalaise vise les grandes cultures céréalières et favorise la création de fermes exploitant de 2000 à 5000 acres de terres agricoles sous la formule de coentreprises avec un producteur agricole.

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Carl Thériault

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Rimouski) Après Lanaudière, l'Estrie, le Lac-Saint-Jean et le sud-est de l'Ontario, la compagnie montréalaise Pangea s'apprête à créer sa première coentreprise agricole dans le Bas-Saint-Laurent dans la municipalité de Saint-André-de-Kamouraska.

Les terres agricoles sont à un prix d'aubaine au Bas-Saint-Laurent. Le prix de l'hectare est de 2200 $ en moyenne au Bas-Saint-Laurent, mais est plus élevé dans le Kamouraska, comparativement à plus de 20 000 $ en Montérégie, indique Jean-Claude Parenteau, directeur adjoint à l'Union des producteurs agricoles du Bas-Saint-Laurent, qui craint un effet à la hausse du prix des terres agricoles.

«Ce n'est pas, et de loin, notre modèle préféré de fermes agricoles. Si d'autres producteurs embarquent, les producteurs qui voudront acheter d'autres terres verront le prix augmenter, ce qui affectera la relève. Nous avons entendu dire que Pangea avait l'intention d'en acheter d'autres dans le même coin», précise Jean-Claude Parenteau. Ces nouvelles fermes doivent toutefois respecter le système de mise en marché en vigueur au Québec.

Dans les municipalités voisines, à Saint-Germain, à Sainte-Hélène, à Saint-Alexandre et aussi à Saint-André-de-Kamouraska, des producteurs tentent de s'organiser pour contrer les projets de Pangea.

Discussions avancées

«Il n'y a rien de signé dans le Bas-Saint-Laurent, mais il y a des discussions avancées. Nous ne commenterons pas plus parce qu'il n'y a pas encore de transaction», a précisé Marie-Christine Ethier, directrice des communications de Pangea.

Pangea a été fondée par l'homme d'affaires montréalais Charles Sirois, principal actionnaire, et Serge Fortin, fondateur des Fermes Fortin & Daigle (Lanaudière). Le modèle Pangea vise les grandes cultures céréalières et favorise la création de fermes exploitant de 2000 à 5000 acres de terres agricoles sous la formule de coentreprises avec un producteur agricole qui est majoritaire tout en restant propriétaire de sa terre. Pangea acquiert une terre agricole à proximité de son partenaire.

Ce type de développement agricole est conforme au schéma d'aménagement de la MRC de Kamouraska. «Nous regardons les usages que les propriétaires font des terrains et si ces usages sont conformes. On veut bonifier notre développement agricole au niveau d'un plan de développement de la zone agricole que nous sommes en train d'élaborer pour l'adoption en mars 2015. Chez nous, nous avons peu de terres en friche par rapport à d'autres secteurs au Bas-Saint-Laurent», dit Maryse Hénault-Tessier, responsable de l'aménagement à la MRC du Kamouraska.

La valeur des terres agricoles continue d'augmenter au Québec. Les transactions compilées en 2013 par la Financière agricole du Québec indiquent qu'en moyenne la valeur des terres en culture (sans bâtiment, pâturage, verger, érablière) a augmenté de 8,8 %, alors que celledes terres agricoles a augmenté de 12 %.

La valeur unitaire en moyenne des terres en culture était 12 687 $ par hectare en 2013 et celles des terres agricoles de 10 115 $ par hectare.

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