Maïs OGM: citoyens et commerçants appelés à la vigilance

L'arrivée de maïs sucré OGM marque cependant un... (Archives AFP)

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L'arrivée de maïs sucré OGM marque cependant un virage du fait qu'il s'agit d'un aliment frais, le premier après les échecs commerciaux des tomates et des pommes de terre au début des années 90.

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(Québec) Les réseaux québécois et canadien de lutte aux organismes génétiquement modifiés (OGM) demandent aux grandes bannières en alimentation de tout le pays de s'engager à ne pas vendre de maïs sucré issu de cette technologie. Les consommateurs sont appelés à signer une pétition en ce sens qui sera présentée aux grandes chaînes de supermarchés.

L'émission Les Verts contre-attaquent présentée mardi sur les ondes de Télé-Québec a permis de découvrir la présence de maïs sucré GM dans un magasin à grande surface québécois. Ce maïs avait cependant été cultivé en Ontario. La semaine dernière, des tests comparables réalisés par le Réseau canadien d'action sur les biotechnologies avaient aussi révélé la présence de maïs sucré GM en Ontario, Nouvelle-Écosse, Alberta et Colombie-Britannique.

Même si ces contrôles ont été réalisés sur de petits échantillons, les deux organisations y voient la preuve que le maïs sucré GM est présent dans plusieurs des provinces du Canada à l'insu des consommateurs. L'ADN de ce maïs a été modifié pour résister à certains insectes nuisibles.

Les OGM sont présents dans de nombreux produits transformés vendus au pays depuis plusieurs années. On les trouve par exemple dans plusieurs aliments contenant du maïs, du soya ou du canola. L'arrivée de maïs sucré marque cependant un virage du fait qu'il s'agit d'un aliment frais, le premier après les échecs commerciaux des tomates et des pommes de terre au début des années 90.

Le maïs sucré est aussi le seul produit GM frais cultivé au Canada; le gouvernement fédéral étudie par ailleurs le dossier d'une pomme. D'autres aliments GM cultivés aux États-Unis sont par contre vendus ici, à savoir des courgettes et du maïs sucré, ainsi que des papayes d'Hawaï.

Étiquetage obligatoire

Thibault Rehn, de Vigilance OGM, juge que ce dossier ravive l'importance de l'étiquetage obligatoire des OGM.

Pour Nathalie Saint-Pierre, vice-présidente pour le Québec du Conseil canadien du commerce de détail, il est clair que la préoccupation première des détaillants est de tenir compte des demandes des clients. «L'accès à l'information est primordial pour tout le secteur. Peu importe le produit, les consommateurs ont le droit de savoir (ce qu'ils mangent)», dit-elle.

Cela étant dit, elle souligne que le maïs sucré GM est autorisé au Canada. À partir de là, il revient à chaque bannière d'établir sa stratégie pour répondre du mieux possible aux demandes de la clientèle.Mais le dossier des OGM est complexe, souligne-t-elle, et nécessite une concertation de toute la chaîne. Dans le cas du maïs sucré, il concerne aussi les producteurs et même les transformateurs puisqu'il peut se retrouver en conserve. «On ne peut pas juste interpeller les détaillants», plaide-t-elle. Une soixantaine de pays imposent l'étiquetage des OGM dans le monde.

On peut trouver la pétition à l'adresse http://tinyurl.com/mqooaxq.

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