De fidèles adeptes du bio... mais à petites doses

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Les aliments biologiques coûtent plus cher que les aliments conventionnels mais une large part de la population est prète à payer 10 % de plus pour les consommer.

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(Québec) Les aliments biologiques ont de fidèles adeptes, mais ne représentent encore qu'une toute petite partie du panier d'épicerie de ceux qui en consomment, selon un sondage de la Filière biologique du Québec publié cette semaine.

Le coup de sonde effectué par la firme Advanis-Jolicoeur auprès de 730 personnes dresse un portrait détaillé des consommateurs et des non-consommateurs des produits bio ainsi que des raisons qui motivent leurs choix.

Plus de la moitié (56 %) des répondants ont dit consommer des produits biologiques. De ce nombre, 18 % en consomment chaque jour, 38 % chaque semaine, 26 % chaque mois et 18 % quelques fois par année. La proportion de ces aliments dans l'alimentation globale est toutefois peu élevée puisqu'elle ne représente que de 1 à 5 % du panier pour le quart (27 %) d'entre eux, et qu'ils ne sont que 18 % à dire qu'elle dépasse les 30 %.

Les fruits et légumes arrivent largement en tête des choix, à 93 %, suivis des pâtes alimentaires à 64 %. Au bas de la liste viennent les produits laitiers, à 40 %.

La très grande majorité (83 %) des personnes qui optent pour des produits biologiques le font principalement pour des raisons de santé, bien que les bénéfices à cet égard ne soient pas prouvés. L'impact positif sur l'environnement, reconnu par la plupart des études, est quant à lui identifié par 93 % des consommateurs.

Question de prix

On sait que les aliments biologiques coûtent plus cher que les aliments conventionnels. Cet écart est généralement justifié par le fait que les producteurs doivent respecter un cahier de charges très serré, ce qui augmente leurs coûts de production. Il varie selon les catégories : le prix des produits laitiers a beaucoup diminué en 2012, dit le directeur général de la Filière Alain Rioux, mais celui des viandes approche les 40 %.

Les consommateurs reconnaissent cette situation en partie, alors que 94 % sont prêts à payer 10 % de plus. C'est sans surprise cependant que l'on constate une baisse de ferveur à mesure que l'écart s'accroît. À 40 % plus cher, ils ne sont plus que le tiers à maintenir leur intérêt.

À l'opposé, 53 % des non-consommateurs ayant répondu au sondage disent que c'est le prix élevé qui constitue leur principal frein, et ce, même si les trois quarts s'entendent pour dire que de tels achats ont un effet positif ou très positif sur l'environnement.

Près de la moitié (46 %) disent qu'ils seraient davantage intéressés si les produits étaient plus facilement repérables en magasin.

Le sondage a par ailleurs démontré un lien très clair entre un niveau élevé de scolarité et de revenu et l'achat de produits bio.

Selon Alain Rioux, les données démontrent que la promotion générique du biologique a peut-être fait le plein d'adeptes, et qu'il faut maintenant faire valoir les avantages en fonction des diverses catégories.

L'enquête a été réalisée en 2013 auprès de 730 personnes âgées de 18 ans et plus selon une méthode de sélection aléatoire simple. La marge d'erreur globale est 3,6 %. Les faits saillants peuvent être consultés sur le site www.lequebecbio.com.

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