Réforme pour les travailleurs étrangers: les agriculteurs sur le qui-vive

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(Québec) Les agriculteurs de la région sont sur le qui-vive depuis que le gouvernement fédéral a commencé à resserrer l'entrée au pays des travailleurs étrangers temporaires.

Au moins 350 Guatémaltèques, qui devraient déjà être arrivés au Québec pour travailler dans les champs, sont retenus dans leur pays dans l'attente d'un visa. C'est du moins l'estimation avancée dans les derniers jours par la Fondation des entreprises en recrutement de main-d'oeuvre agricole étrangère. Le nombre de travailleurs en retard pourrait passer à 800 si l'arrêt d'émissions de visas se poursuit toute la semaine.

Le président de la branche locale de l'Union des producteurs agricoles, François Blouin, estime qu'il est encore trop tôt pour parler de retards dans l'arrivée des travailleurs étrangers dans la grande région de Québec.

Toutefois, il s'inquiète des conséquences que pourrait avoir la réforme du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET).

«On a un gouvernement conservateur qui garde tout secret. On est encore dans l'expectative», déplore-t-il.

Dans son plus récent Plan d'action économique, le gouvernement fédéral a annoncé son intention de procéder à la réforme du PTET «pour faire en sorte que les emplois disponibles soient tout d'abord offerts aux Canadiens». Les employeurs devront entre autres intensifier leurs efforts de recrutement avant de recourir à la main-d'oeuvre étrangère en augmentant la durée et la portée des postes affichés au pays.

«Si le gouvernement Harper veut bloquer l'entrée aux travailleurs étrangers, c'est toutes les fermes horticoles du Québec qui vont fermer leurs portes. Il veut créer des emplois, mais il va fermer des entreprises», raille François Blouin, de la ferme du même nom à Sainte-Famille sur l'île d'Orléans.

«On ne pourra pas tougher un an à engager de la main-d'oeuvre locale, parce qu'il va en manquer et la job ne se fera pas», ajoute-t-il.

Selon François Blouin, les Mexicains et Guatémaltèques sont plus fiables pour le travail saisonnier dans les champs. «C'est plus prudent, parce que t'es sûr qu'ils vont être là.»

Le producteur attend lui-même 11 travailleurs saisonniers au début mai.

Chez Polyculture Plante 1987, à Sainte-Pétronille, la propriétaire Huguette Plante a demandé l'aide de 45 travailleurs étrangers pour l'été. «Jusqu'à date, ça se déroule bien», dit-elle. Ses trois premiers travailleurs sont entrés au pays sans problème, le jour convenu. Mais elle reconnaît que «ç'a été un peu plus long avant qu'on aille une réponse» du gouvernement fédéral, par rapport aux années antérieures.

À la ferme MP Vaillancourt, toujours à l'île d'Orléans, l'employée responsable de la main-d'oeuvre préférait ne pas trop s'inquiéter de possibles retards de travailleurs étrangers. «On touche du bois», a-t-elle glissé.

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