Une percée pour l'étiquetage des OGM en Amérique du Nord

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Whole Foods Market, qui embauche 58 000 personnes, a des commerces surtout aux États-Unis mais aussi en Angleterre et au Canada (Ontario et Colombie-Britannique).

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(Québec) L'entreprise Whole Foods Market, géant de l'alimentation santé et huitième plus gros détaillant alimentaire américain, enfonce la porte. D'ici 2018, tous les produits contenant des organismes génétiquement modifiés vendus dans ses 300 magasins devront être étiquetés comme tels. Une première en Amérique du Nord, qui pourrait faire boule de neige, espèrent ses dirigeants.

L'annonce de cette initiative a été faite le 8 mars avant l'ouverture de la 30e Natural Products Expo West à Anaheim, en Californie.

«Nous sommes déterminés à avoir une pleine transparence d'ici cinq ans», a déclaré le président-directeur général Walter Robb. Estimant qu'il s'agit d'une grande avancée pour le droit des consommateurs de savoir ce qu'ils mettent dans leur assiette, il dit croire que cette annonce ouvrira la porte à plus de cultures sans OGM.

Augmentation des ventes des produits sans OGM

La nouvelle politique d'étiquetage s'appliquera aussi aux viandes et au lait provenant d'animaux nourris avec des OGM.

Whole Foods Market, qui embauche 58 000 personnes, a des commerces surtout aux États-Unis mais aussi en Angleterre et au Canada (Ontario et Colombie-Britannique). Les produits sans OGM y sont en demande croissante et enregistrent une augmentation des ventes de 15 à 30 %.

L'entreprise travaillera avec les fournisseurs pour qu'ils offrent de plus en plus de produits sans ingrédients génétiquement modifiés.

Accueil positif

Pour Alain Rioux, directeur général de la Filière biologique du Québec, il est «très intéressant et positif de constater qu'une chaîne d'alimentation aussi visionnaire et aussi bien positionnée exprime une volonté ferme d'avoir plus de transparence avec les consommateurs quant à la présence ou non d'OGM dans les aliments».

La présidente de Vigilance OGM, Christine Gingras, agronome à Nature Québec, renchérit dans le même sens. L'inclusion des animaux nourris aux OGM constitue une norme très élevée, dit-elle. Le fait que le détaillant agisse sur une base volontaire montre bien selon elle l'intérêt des consommateurs pour ce type de mesures.

«Je trouve seulement malheureux que ce ne soient pas les gouvernements qui aient pris le leadership même si beaucoup de citoyens se sont prononcés en faveur [de l'étiquetage obligatoire], a-t-elle conclu en disant qu'il s'agit néanmoins d'une «excellente nouvelle». Greenpeace USA a aussi salué la nouvelle mardi.

L'année dernière, les électeurs californiens ont rejeté de justesse une telle proposition.

Plus de 60 pays, dont ceux de l'Union européenne, imposent l'étiquetage des OGM.

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