«Mon potager en façade»: un concours d'agriculture urbaine

L'été dernier, Michel Beauchamp et Josée Landry avait... (Photothèque Le Soleil)

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L'été dernier, Michel Beauchamp et Josée Landry avait semé l'émoi dans la province en installant un potager en façade de leur maison.

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(Québec) Rarement a-t-on vu un potager faire autant de bruit. En plantant des choux en façade de leur maison de Drummondville, l'été dernier, des jardiniers amateurs ont déclenché une véritable tornade sur la province. Leur histoire a inspiré des défenseurs de l'agriculture urbaine qui lancent le concours Mon potager en façade sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ).

La tenue du concours a été annoncée dimanche à l'occasion de la Fête des semences, qui se déroule au pavillon Alphonse-Desjardins de l'Université Laval.

Cette action du Réseau d'agriculture urbaine de Québec a pour but «d'inciter les gens à faire pousser de la nourriture devant leur maison pour rendre ces cultures visibles de la rue», explique la porte-parole Dominique Bernier.

La CMQ englobe les villes de Québec et de Lévis ainsi que les municipalités régionales de comté de La Côte-de-Beaupré, de L'île d'Orléans et de La Jacques-Cartier. Pour participer au concours, les jardiniers doivent s'inscrire entre le 1er juin et le 20 août. L'annonce est faite beaucoup plus tôt, car «un potager, ça se planifie à l'avance», rappelle Mme Bernier.

Le concours est enregistré auprès de la Régie des alcools, des courses et des jeux. Pour y être admissibles, les participants doivent répondre à une série de conditions qui seront affichées sur le site www.agricultureurbaine.net.

Parmi celles-ci figure l'obligation de cultiver en façade d'une habitation, d'un commerce ou d'une institution. Les cultures peuvent être sur le terrain, sur le balcon, en bacs, en jardinières, en pots, sur le stationnement ou tout autre espace.

Les participants doivent concevoir eux-mêmes leur jardin sans avoir recours aux services rémunérés d'un professionnel et doivent cultiver sans engrais chimiques ni pesticides. L'ensemble devra inclure un minimum de 50 % de plantes comestibles.

Une photo accompagnée d'une description du jardin ou d'une liste des plantes comestibles devra être envoyée. Le concours est ouvert aux citoyens, aux entreprises, aux organismes et aux hôtels de ville.

Prix du public

Un premier et un deuxième prix seront attribués en fonction des critères suivants : esthétique, originalité, biodiversité et productivité. Un prix du public sera aussi attribué au jardinier dont la candidature aura reçu le plus grand nombre de votes sur le site Web.

Les prix sont constitués de divers accessoire de jardinage, livres, bons d'achat, abonnement et session de formation (pour le premier prix) sur les aménagements comestibles.

«On veut susciter une prise de conscience sur l'importance de l'agriculture urbaine et montrer que ça peut être attrayant», dit Dominique Bernier.

À Québec, un règlement prévoit qu'il est possible de cultiver un potager sur le côté ou l'arrière de la maison, mais il est silencieux pour la façade. Le maire Régis Labeaume a déjà mentionné être d'accord avec cette pratique et s'est même dit prêt à modifier le règlement si c'était nécessaire. À Lévis, les potagers en façade sont permis.

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