À petits pas vers des aliments plus sains à l'aréna

Les affiches faisant la promotion d'aliments associés à... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Les affiches faisant la promotion d'aliments associés à la malbouffe sont bien visibles autour du casse-croûte du stade de soccer Chauveau.

Le Soleil, Steve Deschênes

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(Québec) Il n'y a pas que sur la glace que les trios sont populaires à l'aréna. Le fameux «poutine, hot-dog, Coke» tient toujours la barre haute du côté du casse-croûte. Avis à ceux qui aimeraient bien se mettre un mets plus sain sous la dent pendant la partie de hockey de fiston, le programme La santé au menu sera offert sous peu aux centres sportifs qui voudront bien y adhérer. Reste à voir si la clientèle suivra.

La semaine dernière, un lecteur s'insurgeait dans la page Opinion du Soleil contre les affiches faisant la promotion d'aliments associés à la malbouffe autour du casse-croûte du stade de soccer Chauveau. «Alors qu'on a interdit la malbouffe dans les arénas, je suis surpris que la Ville de Québec n'ait pas opté pour un choix légèrement plus santé», écrivait-il.

De fait, la Ville a fait quelques pas en arrière l'année dernière en abandonnant sa politique du «tout santé» qui avait prévalu durant trois ans dans ses arénas. Les restaurateurs ont toutefois l'obligation de continuer d'offrir aussi un choix de mets plus sains et doivent faire cuire leurs frites au four, indique le conseiller responsable des loisirs, Sylvain Légaré.

Pourtant, de l'aveu même de celui qui gère les cuisines de 8 des 13 arénas de la ville, l'offre de mets sains est à peu près inexistante dans six d'entre eux. Seuls l'Arpidrome de Charlesbourg et le nouvel aréna de Giffard, où des étudiants vont manger le midi, offrent cette possibilité, souligne Hervé Lapointe, de Gestion R.V.L.

Opérateur de 25 casse-croûte d'arénas dans la Chaudière-Appalaches et la Capitale-Nationale, M. Lapointe assure ne jamais recevoir de demande pour une alimentation plus saine de la part de sa clientèle. À l'exception de Québec et de Lévis où elle est interdite, la friteuse continue même de régner dans sa douzaine d'autres restaurants de Portneuf, Bellechasse, Beauce, Thetford Mines et Beaupré. «Les gens veulent des frites, des hot-dogs et de la poutine», tranche-t-il.

Quant au stade de soccer Chauveau, soumis aux mêmes politiques qu'un aréna, il a été confronté à un problème particulier. En raison d'horaires moins réguliers, il n'a pas suscité l'intérêt du secteur privé, et sa gestion a été confiée au club de soccer local pour un projet pilote. Le bilan sera fait bientôt, dit Sylvain Légaré, qui promet de «faire le ménage» dans l'affichage.

La santé au menu

La santé au menu est un programme de Québec en forme visant à améliorer l'offre alimentaire dans les endroits fréquentés par les jeunes. Son projet de plats santé Les Énergik sera lancé à la mi-février au profit des membres de l'Association québécoise des arénas et des installations récréatives et sportives, qui regroupe 328 des 520 centres sportifs de la province.

Avec l'aide de la Fondation de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie, des recettes santé appétissantes et attirantes pour les jeunes ont été mises au point et testées dans huit arénas, explique la porte-parole Isabelle Saillant, de l'entreprise de communication Triade.

Sur le site www.lasanteaumenu.com, on peut constater, vidéo à l'appui, à quel point les recettes sont faciles à réaliser. La liste d'ingrédients a été simplifiée au maximum et s'appuie sur des produits faciles à trouver ou que les restaurateurs ont déjà en cuisine. En d'autres mots, le travail a déjà été mâché, et l'adhésion ne requiert qu'un peu de bonne volonté.

Sur la Rive-Sud, 7 arénas sur 34 ont déjà exprimé leur intérêt, dont Saint-Damien et Saint-Henri. Sur la Rive-Nord, 3 arénas sur 23 ont levé la main.

Pour sa part, Hervé Lapointe, gestionnaire de 25 casse-croûte, se dit surtout préoccupé par les pertes que les menus santé peuvent engendrer. Il doit rencontrer les représentants de La santé au menu à la mi-février. «J'attends de voir ce qu'ils vont me proposer, je vais peut-être faire un test à l'Arpidrome et à Giffard», dit-il.

Isabelle Saillant voit quant à elle la démarche comme une «stratégie de petits pas». «On ne sortira pas la malbouffe du jour au lendemain pour du tofu et de la luzerne, mais ça permet d'améliorer l'offre.»

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