La certification pour la pêche durable est déficiente, selon Greenpeace

Des filets de tilapia...

Agrandir

Des filets de tilapia

Partager

(Québec) Loblaw limitée accroît son offre de poisson responsable avec du tilapia d'élevage portant la certification de l'Aquaculture Stewardship Council (ASC). Cet effort pour favoriser une pêche durable lui vaut des félicitations de Greenpeace Canada, mais l'organisation environnementale émet des réserves quant à la certification elle-même.

Le détaillant alimentaire annonçait mardi par communiqué que le nouveau poisson «vert» sera vendu dans certains magasins des bannières Provigo, Maxi, Maxi & Cie et Loblaws. Il précisait que «la certification de l'ASC garantit aux consommateurs que le produit provient d'élevages gérés de manière responsable qui visent à limiter les effets néfastes sur l'environnement et la communauté». L'entreprise est le premier détaillant en alimentation nord-américain à se prévaloir de cette certification.

«L'ASC gère les normes internationales encadrant l'élevage responsable des produits de la mer et a à coeur de protéger les habitats marins et d'eau douce, tout en appuyant des standards d'ordre social», écrit la compagnie.

Greenpeace Canada, qui milite en faveur d'une pêche responsable en incitant les supermarchés à offrir aux consommateurs des espèces non menacées et pêchées ou élevées selon des critères protégeant la ressource à long terme, félicite Loblaw limitée «pour ses efforts soutenus en vue d'offrir des aliments de la mer plus durables tout en cherchant à mettre en oeuvre une politique de durabilité avant la fin de 2013».

En 2012, Greenpeace avait classé Loblaw en deuxième place des supermarchés canadiens avec une note de 68 %.

Toutefois, selon le responsable de la Campagne Océans pour le Québec, Charles Latimer, «il n'existe encore aucune certification crédible pour les poissons sauvages ni d'aquaculture, et l'ASC ne constitue pas une exception».

L'organisation reproche à l'ASC de tolérer la présence d'ingrédients génétiquement modifiés dans les aliments utilisés pour l'aquaculture. Ceux-ci «peuvent causer des dommages irréversibles s'ils sont relâchés dans l'environnement, et les effets des OGM sur la santé humaine et animale sont toujours inconnus», a indiqué M. Latimer dans un courriel au Soleil.

Il estime par ailleurs que le recours par l'ASC à la certification du Marine Stewardship Council (MSC) pour certifier le poisson utilisé dans la nourriture comporte «des lacunes importantes avec les normes et les procédés».

«Greenpeace croit qu'il n'existe aujourd'hui aucune certification crédible pour la pêche des poissons sauvages ni pour les pratiques d'aquaculture. Les mesures entreprises à ce jour sont loin d'être à la hauteur de la situation catastrophique de nos océans», écrit M. Latimer.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer