Une ferme incendiée reconstruite dans un élan de solidarité au Bic

Roch Voyer pose devant la nouvelle étable avec... (Photo fournie par la famille)

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Roch Voyer pose devant la nouvelle étable avec ses fils (Simon, 17 ans, Gabriel, 6 ans, et Zakari, 8 ans). Une corvée est venue soutenir la famille Voyer-Desjardins pour la reconstruction de leur ferme incendiée.

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Carl Thériault, collaboration spéciale
Le Soleil

(Rimouski) Bel exemple de solidarité. Rasée par les flammes le 29 décembre 2011, la Ferme Desvoyers du Bic à Rimouski a été reconstruite en moins d'un an grâce à la solidarité du milieu agricole et de la communauté bicoise et à la détermination de ses propriétaires, qui en ont fait une exploitation à la fine pointe de la technologie.

Il y a un an, 170 vaches laitières périssaient dans ce brasier en pleine période des Fêtes. Une corvée est venue soutenir la reconstruction de cette exploitation située dans le 3e Rang Ouest au Bic.

«La solidarité des gens nous a motivés en même temps qu'on était décidé à reconstruire. On a besoin de cette solidarité dans ce genre de situation. C'était un assez gros choc de perdre d'un coup une vie de travail. L'agriculture est une passion pour nous. On ne pouvait pas s'en passer», dit Roch Voyer, qui est propriétaire de la Ferme Desvoyers, avec sa conjointe Dalida Desjardins, troisième génération à exploiter cette ferme familiale. «On voit l'avenir aujourd'hui avec plus d'optimisme, mais on est un peu plus fatigué que l'an passé, car 2012 a été une grosse année de travail. Mais ça en valait la peine. On avait des assurances pour ce qu'on avait. Il y a eu près de 2,5 millions $ en assurances. On a réinvesti un million et demi, pour un total de 4 millions $.»

Le 13 novembre dernier, les premières vaches Holstein, en provenance de l'Ontario, sont arrivées à la ferme qui en compte actuellement 200, dont 170 à la traite. Il y a aussi 1000 acres en culture céréalière.

À la fine pointe

Un système informatisé gère la nutrition et la traite des vaches qui se présentent à la trayeuse lorsqu'elles en sentent le besoin. «On en a profité pour se mettre à la fine pointe malgré qu'on avait une bonne installation. C'est encore mieux aujourd'hui, avec les robots de traite. Mais c'est toujours nous qui jugeons si une vache ira deux, trois ou quatre fois par jour à la traite.»

Sur le plan énergétique, les nouvelles installations tiennent compte de la direction des vents afin de pouvoir profiter au maximum d'une plus grande circulation de l'air. «C'est pour ça qu'on a changé de site là où le vent est très fort. Il y a là déjà une grosse économie d'énergie. On a trois murs qui servent aussi à réchauffer l'étable.»

En 2012, un comité de soutien composé d'une dizaine de personnes s'était mis au travail pour aider les propriétaires à relancer l'entreprise. Lors de la corvée, une centaine d'agriculteurs s'étaient relayés pour reconstruire la ferme laitière, dont une dizaine pendant un mois. «C'est ce qui m'a impressionné le plus de la part des producteurs qui se sont serré les coudes et qui m'ont aidé énormément. Je les en remercie beaucoup. Il y a des producteurs qui ont donné des vaches, d'autres des embryons.» Des entrepreneurs de la région ont aussi prêté de la machinerie. Près de 30 000 $ ont été amassés sous forme de dons et de bons d'achat.

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