Projet majeur pour éradiquer un virus porcin

Plus de 800 000$ seront investis au Québec afin... (Photo: archives AFP)

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Plus de 800 000$ seront investis au Québec afin de maîtriser et, ultimement, d'éradiquer un virus touchant le porc et occasionnant des pertes aux producteurs.

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Claudette Samson

(Québec) Plus de 800 000$ seront investis au Québec afin de mettre au point des méthodes de travail qui permettront de maîtriser et, ultimement, d'éradiquer un virus touchant le porc et occasionnant des pertes annuelles de plus de 30 millions$ aux producteurs.

Un investissement commun de 500 millions$ des gouvernements fédéral et provincial combiné à un autre de 320 000$ de la Fédération des producteurs de porcs du Québec (FPPQ) permettra la mise en place d'un projet pilote dans cinq zones de production situées dans quatre régions, soit la Montérégie, la Chaudière-Appalaches, l'Estrie et le Centre-du-Québec. D'ici 2014, de 15 à 20 zones supplémentaires seront couvertes par les mesures de contrôle du syndrome reproducteur et respiratoire porcin (SRRP). Ce virus non transmissible à l'humain provoque l'avortement des truies et entrave la croissance des porcelets.

Les détails de ce projet qualifié de majeur ont été annoncés en conférence de presse mardi par le député fédéral de Lotbinière-Chutes-de-la-Chaudière, Jacques Gourde, le ministre québécois de l'Agriculture, Pierre Corbeil, et le premier vice-président de la FPPQ, Cécilien Berthiaume.

Mieux informé

Selon M. Berthiaume, une diminution de seulement 15% des méfaits du virus permettrait de récupérer l'investissement annoncé.

Le projet repose en partie sur la systématisation d'une multitude de petits gestes liés à la salubrité, mais, surtout, sur la mise en commun et la diffusion de renseignements habituellement confidentiels. Tout producteur sera ainsi informé de l'état des cheptels de ses voisins et des mouvements d'animaux entre les régions pour éviter la contamination croisée. La présence du virus sera aussi cartographiée.

Selon M. Corbeil, il fallait l'accord de 90% des producteurs des zones concernées pour que le projet soit efficace. Preuve de leur adhésion, l'acceptation est de 100% dans certaines zones.

Apparu au Québec dans les années 80, le SRRP a vu ses répercussions s'amplifier ces dernières années, alors que le secteur commençait à peine à se remettre de la crise de la grippe H1N1. Une crise qui était pourtant sans rapport avec la production concernée, dit

M. Berthiaume, mais qui par le seul nom de «grippe porcine» qui lui a été accolé a entraîné la fermeture des frontières pendant quelques mois et coûté de 400 à 500 millions$ au gouvernement du Canada.

Arrivant par-dessus cette débâcle, le SRRP aura été pour plusieurs producteurs la goutte qui fait déborder le vase, les poussant vers la sortie.

Reconnu internationalement, le porc du Québec est exporté vers une centaine de pays. Cette industrie génère plus de 1,1 milliard$ de recettes agricoles de marché et plus de 3,2 milliards$ de ventes de produits transformés, a indiqué M. Corbeil.

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