Le Vermont s'intéresse à l'étiquetage des OGM

Présentement, aux États-Unis comme au Canada, la seule... (Photothèque Le Soleil)

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Présentement, aux États-Unis comme au Canada, la seule façon d'être certain qu'un aliment ne contient pas d'OGM est d'acheter un produit certifié biologique.

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(Québec) Le Vermont pourrait devenir la première législation nord-américaine à imposer l'étiquetage des aliments contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM). Un projet de loi présenté en février à la Chambre des représentants de l'État a été soumis à un comité sur l'agriculture, qui devrait entendre les personnes intéressées au cours des prochaines semaines. De quoi réjouir les militants québécois en faveur d'une telle obligation.

À la mi-février, le Regroupement québécois contre les OGM (RQcOGM) déposait à l'Assemblée nationale une pétition contenant plus de 14 500 noms de citoyens de la province réclamant l'étiquetage obligatoire des aliments issus de la biotechnologie. Ils demandent au gouvernement libéral de Jean Charest de prendre la responsabilité du dossier au Canada, afin de donner suite à un engagement datant de 2003.

Bien qu'une telle démarche ait déjà reçu un appui unanime de l'Assemblée nationale, le gouvernement a toujours invoqué le fait qu'il ne pouvait faire cavalier seul dans ce dossier, en raison de l'intégration des marchés.

Pour Charles Tanguay, porte-parole de l'Union des consommateurs, l'un des groupes membres du RQcOGM, il s'agit d'une excellente nouvelle.

«Nous nous réjouissons de voir que l'argument utilisé par Québec, à l'effet que nous sommes un trop petit marché à l'échelle du continent pour imposer seul l'étiquetage des OGM, pourrait ne plus tenir grâce au Vermont et à d'autres États américains plus avant-gardistes... En même temps, nous nous désolons de voir que même les États-Unis seront bientôt devant nous en matière de règles d'étiquetage», réagissait-il lundi, après que Le Soleil l'eut informé de l'existence du projet de loi vermontois.

Présentement, aux États-Unis comme au Canada, la seule façon d'être certain qu'un aliment ne contient pas d'OGM est d'acheter un produit certifié biologique. De son côté, l'Union européenne impose l'étiquetage de ces produits depuis déjà plusieurs années et la France s'apprête même à passer en deuxième vitesse, puisqu'il sera possible à partir de l'été de recourir à la mention «sans OGM», ce qui permettra de savoir si un animal fournissant de la viande a été nourri avec des aliments qui en contiennent.

Trente jours pour répondre

Conformément aux règles régissant le dépôt d'une pétition à l'Assemblée nationale, le gouvernement du Québec a 30 jours pour répondre par écrit aux signataires, en excluant les périodes où les députés ne siègent pas.

En raison du congé de la relâche, cette réponse devra être donnée au plus tard le 3 avril, a indiqué lundi la secrétaire de la Commission de l'agriculture, Valérie Roy. Le texte de cette réponse sera affiché sur le site de l'Assemblée nationale, au www.assnat.qc.ca.

Pour plus d'informations sur le projet de loi du Vermont, visitez le http://www.vpirg.org/node/592

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